Nouvelles en vrac

Nouvelles, contes et autres textes courts…

Bienvenue ! Entrez : la porte est ouverte !

Classé dans : Non classé — 27 octobre, 2009 @ 8:10


NOUVELLES EN VRAC

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Nouvelles en vrac… Rêvons un peu. Laissons-nous emporter au gré de notre fantaisie. L’écriture est un voyage, la lecture aussi. Pas de limite à l’imaginaire. Vous qui passez par là, venez partager un peu de mon monde intérieur…. et n’hésitez pas à me faire partager le vôtre !

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Sandra Sbaizero

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Un banc dans le brouillard

Classé dans : texte court — 24 janvier, 2012 @ 6:49

Un petit duo avecBernard, comme un défi… Ecrire sur la photo que voici :

Je me réveille avec cette curieuse sensation de ne percevoir ni le froid, ni le chaud. C’est comme si j’étais toute engourdie. D’ailleurs, je ne sens même plus la douleur : je me pince jusqu’au sang sans rien éprouver de particulier. Pourtant, mes autres sens sont loin d’être endormis, eux…

J’entends le clapotis d’une rivière et malgré la chape de brouillard qui flotte sur le paysage, je distingue  au-dessus, les branches nues des arbres qui se tendent vers le ciel. Une odeur d’humus me parvient, si forte que j’en ai presque le goût sur le palais.

Tout est imprécis autour de moi. Les contours s’effacent dans la brume et pourtant, cela m’est familier. Je suis déjà venue ici. Les souvenirs peinent à revenir, mais déjà, je suis bouleversée, en proie à une émotion très forte. J’avance, tenaillée par le désir de comprendre.

Soudain, le banc apparaît là, près des arbres. La rivière est invisible, avalée par le brouillard, mais je la devine qui s’écoule tranquille devant moi. Et tout à coup, ma mémoire se réveille et s’abat sur mon esprit comme une vague déferlante.

J’ai vingt ans. L’hiver est là et je suis assise sur ce banc, à me demander si je vais oui ou non me jeter dans le’au pour mettre fin à mes jours. Il fait si froids et mes habits sont si lourds que je suis sûre de ma noyer. Je n’ai plus de famille. Mon frère vient de décéder dans un pays lointain, pour une guerre qui n’était pas la sienne et j’ai envie de le rejoindre.

Mais un jeune homme qui passe me sourit, s’arrête et me parle. L’homme de ma vie… celui qui va partager mon quotidien et fonder avec moi ce foyer dont j’ai tant besoin. A cet instant, la volonté de vivre a repris le pas…

Je sais bien que je ne suis pas là-bas en réalité. Dans le monde réel, je suis alitée, reliée à des machines qui me maintiennent en vie. Elles font battre mon coeur, me font respirer. Mes enfants sont là qui me tiennent la main et leurs larmes coulent sur mon visage, même si je ne peux plus les sentir.

Alors, de la même manière que j’avais su sur ce banc qu’il fallait que je m’accroche à la vie, l’évidence me frappe aujourd’hui : je dois lâcher prise, partir et libérer les miens…

Les girouettes

Classé dans : humeur du soir — 14 janvier, 2012 @ 5:59

Je n’aime pas les girouettes

Qui tournent dans leur néant

Agité de courants d’air

Et qui virent brusquement,

Vous montrant leur derrière,

Dès que souffle un vent contraire.

 

Je n’aime pas les inconstants,

Ce qui disent oui puis après non,

Noir ou blanc c’est selon

Leur humeur ou le moment.

 

Certes je suis plutôt fantaisiste,

Mais plutôt lasse aussi

De jouer les équilibristes

A cause de ceux qui changent sans cesse d’avis…

Vivre ailleurs

Classé dans : Non classé — 11 janvier, 2012 @ 7:00

 

Il y a des jours, je voudrais vivre ailleurs,

Dans une autre rue, un autre village, un autre pays,

Dans des contrées rieuses où le soleil luit,

Où le sable est blanc, les allées fleuries….

 

Il y a des heures que je voudrais autres…

Loin de mon quotidien, de mes habitudes,

Des heures légères délestées du poids de la routine,

Des heures plaisantes à savourer la vie…

 

Il y a à chaque instant un moment où je voudrais m’évader,

Changer de coeur, changer d’esprit,

Effacer mes défauts, mes erreurs, mon passé,

Etre une autre en somme, à qui tout réussit…

 

Puis je vois les miens, je vois mes amis,

Tous ceux qui font que souvent je souris,

Et mon ailleurs est là, dans leurs regards,

Dans leurs gestes et leurs paroles.

 

Mon ailleurs, c’est les autres grâce à qui, ma vie n’a pas de prix….

L’espoir me tue

Classé dans : humeur du soir — 10 janvier, 2012 @ 8:52

L’espoir me tue,

Lui qui me susurre des encouragements,

Quand tout est noir, tout est vain, tout est désespérant.

 

L’espoir me tue,

Quand il me dit ouvre ton coeur, on ne sait jamais,

Alors que mon coeur étouffe, se noie dans le chagrin.

 

L’espoir me tue,

Quand il me laisse dans l’attente d’un jour meilleur,

Ce jour meilleur qui ne vient jamais…

 

Ce jour que je guette, l’esprit en déroute, les sentiments en vrac…

L’espoir me tue et pourtant, je m’accroche à sa main assassine.



la coupe est pleine

Classé dans : humeur du soir,Non classé — 8 janvier, 2012 @ 9:33

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Buvons la coupe jusqu’à la lie,

Cul sec ou à petites lampées.

Elle est salée, elle est amère,

Comme les larmes qu’on y a versé.

 

La petite goutte ne la fera pas déborder,

Le tout c’est de la boire jusqu’à s’enivrer,

Jusqu’à plus soif, boire tant qu’elle n’est pas vidée.

Et doucement, tout doucement, oublier la tristesse de la réalité.

J’ai froid

Classé dans : humeur du soir — 8 janvier, 2012 @ 7:30

J’ai froid mon amour, froid de tes bras qui ne sont pas autour de moi, froid de ta peau qui n’est pas contre la mienne, froid de tes lèvres que je ne peux même pas effleurer. Je tremble, je grelotte… Où sont tes mots pour me réchauffer le coeur ? Où tes promesses, tes serments, se sont-ils envolés ? Sont-ils gelés eux aussi ? Prisonniers de recoins où s’est enfermé ton chagrin ? Je frissonne, de peur aussi, car si tu ne reviens pas, si tu restes loin de moi, muet, intouchable, je ne connaîtrai pas de lendemain….

Noctambule

Classé dans : texte court — 28 novembre, 2011 @ 8:33

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La lune s’est levée et je me suis levée avec elle. Ah, le doux concert des oiseaux nocturnes, le chant aigu des chauve-souris et le cricri des insectes de la nuit ! Dire que certains la croient silencieuse… Je connais pour ma part chacun de ses bruits, ceux du dehors et de la nature qui jamais ne dort, mais ceux aussi des maisons des hommes : le tic-tac des horloges, les ronflements et les soupirs, le parquet qui craque… Tout cela est musique à mon oreille !
Je suis une noctambule solitaire. Je navigue entre les songes. Je danse avec les ombres. Je jette au visage de ceux qui veillent tard, cette poudre de sommeil qui m’a valu mon surnom de « marchand de sable »… Marchand de sable, moi qui ne vend rien ! J’offre les rêves tissés de mes mains, sans demander la moindre contrepartie. Je mêle les souvenirs à la fantaisie et la fantaisie aux désirs secrets des dormeurs. Je pioche parfois dans les peurs et les angoisses dont se nourrissent les cauchemars. J’invente mille histoires. Je joue avec les émotions.
Au premier rayon de soleil, on croit que je m’évapore… mais je reviens parfois, même en plein jour, à la faveur d’une sieste ou d’un rêve éveillé. Car moi, l’inspiratrice de songes, je suis comme la nature : je ne dors jamais.

La mission

Classé dans : Nouvelles — 25 novembre, 2011 @ 8:16

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Les premières images de la mission sur Mars, apparurent sur les écrans. Les trois quarts de l’humanité étaient suspendus à cet instant ( le quart restant était comateux ou privé d’électricité). L’émotion fut à son comble lorsque le pied du premier astronaute s’écrasa sur le sable rouge et des murmures admiratifs soulignèrent l’envolée de poussière provoquée par ce premier pas. Certes, la planète semblait aride, mais on ne désespérait pas d’y trouver signe de vie… Pas à la surface, mais sous la terre. Car la surface, elle, avait été scrutée maintes et maintes fois, sans résultat.
Des jours entiers, le sol fut sondé… On trouva toutes sortes de choses : des minerais, du gaz, d’anciennes traces d’eau… mais pas un seul être vivant, pas même une bactérie ! Les astronautes s’entêtaient. Des moyens colossaux avaient été investis, il fallait rentabiliser l’affaire. Le public, lui, commença à se désintéresser de l’expédition…
Jusqu’à ce qu’une association de passionnés d’ufologie lance une rumeur selon laquelle une vie extra terrestre avait été trouvée, mais qu’on cachait délibérément l’information au commun des mortels. La rumeur avait enflé. Que ce soit sur Internet ou dans les rues, on ne parlait plus que de ça. Des manifestations s’organisaient.
Le peuple exigeait des réponses à ses questions. Les dénégations des gouvernements n’étaient plus écoutées de personne. La révolte grondait. Les mécontents étaient de plus en plus nombreux. Ils s’enhardissaient. Les émeutes se multipliaient et croissaient en violence. Le monde était en révolution.
Derrière mon écran, je regarde toute cette agitation et je ris. Des extra terrestre sur Mars ? Quelle bonne blague ! Il y a longtemps qu’ils ont… que nous avons quitté la planète. Ces terriens… s’ils savaient ! C’est « intra terrestres » qu’ils devraient nous appeler, car nous vivons sous leurs pieds. Et chaque jour, à chaque instant, nous les étudions, guettant le moment propice pour conquérir leur monde.

Y’a des jours

Classé dans : humeur du soir — 18 octobre, 2011 @ 7:43

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Y’a des jours, tu te lèves du pied gauche. Tout va mal : le café est trop froid, ou trop chaud et t’as encore le bruit du réveil qui te vrille les tempes…. Les choses t’échappent des mains. Comme la tartine beurrée qui va s’écraser pile sur le côté beurre à tes pieds. Bien sûr, t’allumes ni la radio, ni la télé : trop déprimant si c’est des infos, franchement soûlant si tu tombes sur le dernier rappeur à la mode, qui braille sa révolte contre le « sistaime » en exhibant sa rolex.
Pour un peu t’irais te recoucher… Oui mais, y’a le boulot, les responsabilités, les horaires à respecter. Tu les entends déjà les remontrances de la hiérarchie qui te veut toujours plus rentable et les jérémiades des clients (jamais les plus pauvres, car les pauvres sont pudiques) pour qui la vie est si dure. Tu te dis que ta vie à toi, elle défile… vite et de manière monotone. En plus aujourd’hui, c’est ton anniv’… la poisse. Un an de plus, direct dans les dents. Tu scrutes le miroir pour repérer ces rides qui forcément, ont du apparaître pendant la nuit.
C’est moche l’existence. Tu es à deux doigts de la déprime quand tout à coup, ils arrivent…
Ils viennent de partout : dans ta boîte mail, sur les réseaux sociaux, dans ton téléphone ou dans la boîte à lettres. Leurs formes sont multiples, mais ils ont tous en commun une chose : ils véhiculent de la chaleur humaine, de la tendresse, de l’amitié… bref, que du positif et c’est comme si brusquement des lunettes roses se posaient sur le bout de ton nez pour te faire voir les choses sous un meilleur aspect.
Des voeux, des bisous, j’en ai eu des tonnes aujourd’hui. Que cela vienne de ma famille proche ou moins proche, de mes amis, ceux de toujours comme les plus récents ou encore de vagues connaissances ou des amis des amis, j’ai fait le plein de bons sentiments, d’amitié, de joie, de ce que l’humanité, les autres, peuvent nous donner de meilleur. Merci à tous ! Je vous embrasse….

Le loup

Classé dans : texte court — 9 octobre, 2011 @ 3:50

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C’est vrai qu’il a de grandes dents… et disons le franchement : une grande gueule. Il est plus ou moins velu, vit parfois en meute, même si certains loups sont solitaires. Son instinct de chasseur est très sûr. Il sait fondre sur sa proie comme personne, mais il lui arrive parfois de la laisser filer, quand la traque s’avère trop difficile ou la proie très rétive. On prétend qu’il se déplace sur quatre pattes, mais moi, je l’ai toujours vu sur deux…
En ce qui me concerne, mon opinion est faite : l’homme est un loup pour l’homme… enfin, surtout pour la femme !