Nouvelles en vrac

Nouvelles, contes et autres textes courts…

Bienvenue ! Entrez : la porte est ouverte !

Classé dans : Non classé — 27 octobre, 2009 @ 8:10

NOUVELLES EN VRAC

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Nouvelles en vrac… Rêvons un peu. Laissons-nous emporter au gré de notre fantaisie. L’écriture est un voyage, la lecture aussi. Pas de limite à l’imaginaire. Vous qui passez par là, venez partager un peu de mon monde intérieur…. et n’hésitez pas à me faire partager le vôtre !

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Sandra Sbaizero
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Une danseuse dans la jungle

Classé dans : texte court — 17 mai, 2012 @ 6:15

Une danseuse dans la jungle dans texte court vipère-du-gabon-300x256

La bête est magnifique, comme un bijou vivant qui déploie ses anneaux sous les feuilles. Fasciné, je la regarde progresser lentement, sûre d’elle, sereine, comme si elle se sentait souveraine dans ce petit coin de jungle. Un furtif éclat de soleil frappe sa peau reptilienne, révélant l’intensité des couleurs qui ornent de dessins compliqués son long dos.

Je ne peux m’empêcher de la trouver belle, cette vipère tropicale pour la survie de laquelle je me bats depuis tant d’années, celle pour qui j’ai entrepris ce voyage au bout du monde. Parce qu’elle est devenue rare, j’ai eu un mal fou à la trouver… Et finalement, après plusieurs jours passés dans cet enfer vert, à fouiller dans le moindre recoin, c’est elle qui est venue vers moi.

Je me repais du spectacle gracieux de sa danse ondulatoire. La scène devient floue peu à peu, mais je veux garder les yeux ouverts et la regarder jusqu’au bout… avant que le venin dans mes veines, inoculé par cette charmante vipère, n’ait enfin raison de moi.

La loose ou la vie d’une femme (presque moderne) : épisode 2… sites de rencontres

Classé dans : La loose ou la vie d'une femme (presque) moderne — 17 mai, 2012 @ 3:20

La loose ou la vie d'une femme (presque moderne) : épisode 2... sites de rencontres dans La loose ou la vie d'une femme (presque) moderne gif-coeur-23-gratuit

C’est souvent au lendemain d’une rupture, quand le désert affectif menace de t’engloutir que tu te jettes sur le premier site de rencontre venu en te disant « pourquoi pas ? » Tu soignes ton annonce, tu choisis méticuleusement ta photo (pas trop racoleuse certes, mais où la lumière du flash ne te donne pas la divine allure d’un blanc de poulet cru). Tu décris tes goûts, tu oscilles entre l’original et le sincère… tu exprimes tes souhaits (ah, surtout de pas penser à la relation qui vient de se finir et à tes espoirs déçus !). Tu valides ton inscription et tu attends…

Pas longtemps. Les réponses affluent. Oups ! Tu en apprends plus sur les fantasmes masculins en cinq minutes qu’au cours de toute une vie ! Si tu n’es pas trop prude et que tu as eu le courage de rester devant ton écran, l’écrémage peut commencer. Je sais, c’est moche, mais dis-toi que de l’autre côté, ces messieurs te considèrent comme un simple produit de consommation, voir même comme un bout de bidoche : alors pas de scrupules !

Au panier les pervers, les cas sociaux, les machos qui te donnent déjà le ton (on aura deux enfants, une maison dans le Gers et tu feras la cuisine), les jeunots  à la recherche d’ne cougar pour les dévorer (parce que « les femmes mûres sont tellement plus belles et expérimentées… surtout dans un lit ! »… mûre ? moi ? Tu veux une claque ? Mange ta soupe et file dans ta chambre !), les vieux garçons impossibles à caser (surtout quand ils vivent encore avec maman et que c’est elle qui a sélectionné ton profil… à cause de tes hanches : assez larges pour faire de beaux enfants).

Ensuite, il ne te reste plus que deux ou trois personnes saines (enfin tu l’espères) avec lesquelles discuter et tu retrousses tes manches en te disant que peut-être (mais franchement, ce n’est pas sûr), ta future moitié est parmi elles…

Please help me ! J’ai besoin d’aide…

Classé dans : Non classé — 16 mai, 2012 @ 3:00

Please help me ! J'ai besoin d'aide... 763544001333989159-300x92

Bonjour à tous,

Je fais rarement appel à votre aide, mais j’aurais besoin d’un petit coup de pouce pour faire connaître le blog né d’une collaboration entre mon ami Bernard, gendarme de son état et moi-même. Nous nous sommes lancés dans un projet plutôt sympa (enfin c’est mon avis, mais allez voir pour vous faire une opinion). Il s’agit de faire de la prévention auprès des enfants quant aux dangers qu’ils peuvent rencontrer (sur le net et dans la vie de tous les jours… qu’il s’agisse d’ailleurs de sécurité routière ou de pédophilie, entre autres), mais aussi des comportements auxquels ils peuvent être confrontés ou dont ils peuvent être eux-même victimes (discrimination, diffamation…). Pour que ce soit ludique, nous avons choisi de mettre en scène une bande de copains (Thomas et les Intrépides) qui au fil de petits récits rencontrent les différents problèmes dont nous souhaitons parler. Un rappel de la loi est fait à la fin de chaque texte et nous essayons aussi de donner des pistes et des conseils sur la bonne conduite à tenir. Par ailleurs, les commentaires permettent aux enfants comme aux parents de prendre la parole et de nous faire part de leurs réflexions ou même, ce n’est pas interdit, de leur expérience. Nous nous efforcerons de donner des réponses claires et précises chaque fois que ce sera possible.

Alors, si vous pouviez nous aider en diffusant ce blog (sur les réseaux sociaux, les forums, auprès de votre entourage, en écrivant un petit article sur votre blog ou juste en nous mettant en lien dans un petit coin…), ce serait vraiment magnifique ! Chaque petit geste est le bienvenu.

Merci à toutes et à tous.

RETROUVEZ-NOUS TOUS LES MOIS SUR THOMAS ET LES INTREPIDES POUR UNE NOUVELLE HISTOIRE

Repentie

Classé dans : texte court — 6 mai, 2012 @ 8:29

Repentie dans texte court fille1-183x300 Elle était assise dans la salle d’attente, anxieuse, terriblement anxieuse. Le médecin lui avait expliqué le déroulement de l’intervention, les infirmières aussi. Mais la peur était toujours là, tapie comme une bête maligne au fond de son coeur. Ce n’était pas anodin ce qu’elle s’apprêtait à subir : un avortement. La peur de la douleur n’était rien en comparaison de l’appréhension ressentie à l’idée qu’elle allait stopper net une vie.

Mais elle ne pouvait faire autrement. Elle s’y refusait… Elle savait que jamais elle ne pourrait aimer cet enfant si, par malheur, il venait au monde. Cer celui-ci était le fruit d’un viol. Le voir grandir, au risque qu’il possède les traits de son agresseur, lui était impossible. Des cris dans la rue la firent sursauter. Dehors, une manifestation « pour la vie » (histoire de ne pas dire « contre » l’avortement) se déroulait devant les portes de l’hôpital.

Elle ferma les yeux pour ne pas pleurer, serra les lèvres pour ne pas hurler. Il y avait quelques semaines à peine, elle était dans leurs rangs, engagée dans cette lutte contre l’I.V.G. Il y avait quelques semaines, elle y croyait vraiment… mais plus à présent.



La conne de service

Classé dans : humeur du soir — 4 mai, 2012 @ 6:36

La conne de service, c’est celle qui dit toujours oui pour vous filer un petit coup de main, qui vous suit avec enthousiasme dans vos projets, qui vous écoute même au milieu de la nuit, qui se rend disponible quand vous avez besoin d’elle… C’est la même que celle que vous trouvez chiante, collante, bêtifiante quand tout va bien et que sa présence vous indispose. Vous n’avez plus envie alors,  de lui parler, pas envie de sa compagnie, pas même envie de savoir qu’elle existe…

Enfin, c’est sans importance, l’avantage avec les connes, pensez-vous, c’est qu’elles gobent tout ce qu’on leur raconte : les mensonges gros comme des maisons, les excuses bidons, les compliments à deux balles. On peut leur dire merde aujourd’hui et les retrouver demain fidèles au poste. Il suffira de prétendre qu’on était fatigué ou un peu énervé.

La vérité vraie pourtant est ailleurs. La conne de service est souvent trop gentille et trop meurtrie pour vous mettre le nez dans vos incohérences ou les énormités que vous lui débitez. Toutefois soyez certains que toute brave conne qu’elle soit, elle n’oubliera pas.

Mme Héloïse

Classé dans : texte court — 1 mai, 2012 @ 11:36

Mme Héloïse dans texte court afrique

Madame Héloïse, c’est ma voisine. Elle travaille dans l’immeuble d’en face, dans les bureaux. Tous les soirs, quand les employés rentrent chez eux, elle va vider les poubelles et faire le ménage. Elle est arrivée en France il y a quatre ans, mais ça fait seulement un an et demi qu’elle a un vrai appartement. Elle m’a raconté les galères d’avant, les gîtes, les squats, les foyers…. pas facile d’avoir une place en HLM ! Pourtant, elle a huit enfants. Les administrations devraient la considérer comme prioritaire. Quand je lui dit ça, elle rit : « des priorités, me dit-elle, il y en a à tous les coins de rue ».

J’aime quand elle rit. Et ça arrive souvent. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi joyeux. Pourtant, à sa place, je n’aurais pas la force ne serait-ce que de sourire. Elle est toute seule pour élever ses petits. Elle doit sans cesse faire des pieds et des mains pour les nourrir, les habiller, faire tourner la maison. Elle travaille la nuit et le jour, elle est maman à plein temps. Les plus grands surtout lui donnent du mal. Il faut sans cesse surveiller leurs fréquentations, les empêcher de faire des sottises. La seule fois où je l’ai vu pleurer d’ailleurs, c’est quand elle a dû aller chercher l’aîné au commissariat… des larmes de honte, parce que son garçon était un voleur.

Elle a plein de principes, c’est une femme droite. Elle voudrait que sa famille suive le même chemin. Bien sûr, si elle a quitté le Sénégal avec sa nichée sous le bras, c’est pour leur offrir une vie meilleure… mais pas au prix de l’honneur, de l’honnêteté. Elle veut qu’ils deviennent des gens bien ses enfants, des gens instruits, avec un bon métier. Elle ne vit que pour ça. Je l’admire beaucoup… Plus que ça même, je l’aime. J’ai acheté une jolie bague pour la demander en mariage… mais ça fait six mois de ça et je n’ai toujours pas osé. C’est mon héroïne, vous comprenez. Madame Héloïse, elle est trop bien pour moi !

Dans le box des accusés

Classé dans : texte court — 30 avril, 2012 @ 5:22

Dans le box des accusés dans texte court justice

Il était assis dans le box des accusés, violeur en série, monstrueux selon les médias… Et pourtant, c’était toujours le même homme. Elle l’avait connu adolescent, au visage doux et lisse, au sourire timide mais charmeur. Elle l’avait vu vieillir peu à peu, gagner de l’assurance, de la prestance même. Ces mains qui reposaient sagement sur ses genoux, ces mains l’avaient maintes fois caressée, étreinte… Cette peau que la lumière du tribunal rendait blafarde, s’était frottée contre la sienne. Cette bouche qui formait un pli dur à présent, s’était emparée avidement de ses lèvres…

Elle sentait encore l’odeur de son parfum, le soir sur l’oreiller. Pourtant, cela faisait des mois qu’il s’en était allé. Elle avait l’impression qu’on l’avait brusquement dépouillée de toute la tendresse qu’elle avait reçu, car cet homme tant aimé avait accordé à d’autres femmes ses faveurs. Pire : il les leur avait imposées. Qu’était-elle donc pour lui ? Une vague façade, destinée à cacher aux yeux de la société la perversité qui était la sienne ? Un jouet sexuel trop décevant pour le combler ? Etait-elle responsable  d’une manière ou d’une autre de ses agissements ? Etait-ce son manque de sensualité à elle qui avait réveillé ce violeur qui sommeillait ?

Le verdict tomba : « coupable », condamnant  lourdement son mari… mais la condamnant aussi. Désormais, elle devenait officiellement « la femme du monstre ».

Je ne t’appartiens pas

Classé dans : pour me soulager — 29 avril, 2012 @ 3:11

Elle avait entendu ces mots avec ravissement : « ma belle, mon amour, ma princesse, ma douce…. » A chacun d’eux, elle sentait son coeur se gonfler d’allégresse. Se pouvait-il qu’enfin, quelqu’un l’aime vraiment, elle et rien qu’elle ? Quelqu’un qui se levait le matin en pensant à elle, quelqu’un qui voulait tout partager avec elle ? Elle se sentait légère, comme soulagée du poids de cette solitude qui lui avait longtemps pesé. La vie tout à coup devenait douce, comme si un ange bienveillant s’était penché sur sa destinée…

Mais l’ange s’était brûlé les ailes…. C’était une créature déchue. Les mots qu’elle rêvait d’amour, en réalité étaient des chaînes, autant de marques de possession qui lui interdisaient d’aller où elle voulait, de fréquenter d’autres gens, de s’éloigner si peu que ce soit. Ces mots pour tout dire étaient froids comme l’acier… ils la réduisaient à l’état d’objet. Les « mon », les « ma » la privaient de sa liberté, celle qui justement lui permettait d’aimer, car l’amour se donne, il ne se prend pas, l’amour se partage, mais on ne le retient pas.

Alors la demoiselle s’en était allée, juste en murmurant ces quelques paroles : « Je n’appartiens qu’à moi ! »

 

Vulnérable

Classé dans : pour me soulager — 27 avril, 2012 @ 1:13

Je suis à fleur de peau,

Sensible, trop sensible,

Comme écorchée vive :

Un souffle de vent

Qui m’effleure à peine

Et je hurle de douleur.

Je suis fragile, si fragile

Que si je me cognais

Fort contre un verre,

C’est moi qui volerais en éclats.

Je me sens faible, perdue,

A patauger dans ma détresse,

Je n’en sors plus, je m’englue

Et chaque jour un peu plus.

Je suis lasse, si lasse

Que me lever le matin relève de l’exploit.

C’est comme une montagne

Que je devrais gravir sans fin

En retombant encore et encore à son pied.

Ma vie me pèse parfois…

Je voudrais être un mec

Classé dans : Non classé — 24 avril, 2012 @ 9:24

Je voudrais être un mec,

Pisser debout, n’importe quand, n’importe où,

Dessiner des « z » sur les murs ou entre les voitures.

Je voudrais être un mec

Et cracher par terre, péter, roter,

Bref être un peu cradingue sans que ça ne dérange les gens…

Je voudrais être un mec

Et parler fort,

Dire des gros mots, tenir des propos salaces

Rire quand on me traite de dégueulasse.

Je voudrais être un mec

Et laisser traîner mon linge sale

Mettre mes pieds sous la table pour me faire servir.

Je voudrais être un mec

Et m’affaler sur mon canapé, une bière à la main

Regarder les matchs de foot à la télé…

Je voudrais être un mec,

Et siffler les filles dans la rue, leur dire des trucs immondes pour faire rigoler les copains

Et si elles me répondent, les traiter de pétasses….

Je voudrais être un mec

Et bosser parmi les femmes,

Là je régnerai en maître, les deux pieds sur mon bureau.

Je voudrais être un mec

Et pouvoir être infidèle

Sans que ma conscience ne se réveille.

Je voudrais être un mec, mais pas trop quand même…. sans les poils et garder mon petit cerveau de femme !