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Classé dans : Non classé — 27 octobre, 2009 @ 8:10

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La taverne de l’orque qui louche…

Classé dans : texte court — 8 juillet, 2016 @ 10:29

L’endroit est bruyant, on ne peut pas le louper. Des cris, des jurons s’en échappent… parfois, un client éméché se fait éjecter et se retrouve nu et sans un sou sur la terre battue de la rue. C’est un lieu de passage obligé pour tout ce que le monde compte d’aventuriers, de héros ou de brigands. Forcément, certaines rencontres font des étincelles !
Le patron cependant y met bon ordre… C’est lui « l’orque qui louche ». Enfin, il est métissé orque, mais ça suffit à le rendre hideux. Il cache une masse d’armes sous son comptoir et n’hésite pas à s’en servir à tour de bras. Gare à celui qui vient consommer les poches vides ! Il traite les réclamations de la même manière et bien que son « cocktail maison » soit infect, plus personne ne vient s’en plaindre depuis qu’il a fiché les crânes de ses derniers clients mécontents à l’entrée.
Il est épaulé par son épouse, une grande gaillarde qui mesure près de deux mètres et qui porte la barbe avec fierté. Aucun mot ne sort jamais de sa bouche et nul ne l’a jamais vu sourire. Ils forment un très charmant petit couple, heureux parents d’un énorme « Herbert » qui boit la moitié de leur fond de commerce depuis l’âge de douze ans.
Si par hasard vous passez par là, surtout ne leur dîtes pas que vous me connaissez…. Je suis à ce jour la seule cliente insatisfaite à être sortie vivante de leur établissement (et c’est bien parce que je cours vite !)

Les anges de l’ombre 5

Classé dans : angelisme,Les anges de l'ombre — 6 juillet, 2016 @ 10:42

Je jette mes bras autour de son cou et je me serre contre lui. Il est bien tangible et une douce chaleur se dégage de son corps. Va-t-il me repousser ? Non… Il répond à mon étreinte et dépose même un baiser sur ma joue. Si tout cela n’est qu’un rêve ou que je deviens folle pour de bon et bien tant pis : j’aime cette folie ! Il se remet à me parler dans sa langue que je ne comprends toujours pas, mais je saisis l’intention de ses paroles.
Je ne suis pas seule. On veille sur moi. Il me suffit de tourner les yeux vers le ciel et je serai entendue. Puisque mon aptitude à voir les créatures de l’ombre me pèse, je peux demander à en être libérée. Je regarde mon ange gardien avec amour, car c’est bien mon ange gardien qui est devant moi. Je ne le verrai plus si je renonce à mon don…. Oui, mais je l’entendrai toujours. Il suffit de tendre l’oreille pour entendre notre guide intérieur.
Je fais ma prière avec toute la foi et la conviction dont je suis capable. Je suis exaucée dans la seconde. Me voilà délestée d’un grand poids. Mon ami lumineux me murmure que je suis prête à sortir et à affronter le monde. C’est vrai. Une nouvelle vie commence. Je redresse les épaules et je baisse la poignée de la porte…

FIN

Les anges de l’ombre 4

Classé dans : angelisme,Les anges de l'ombre — 5 juillet, 2016 @ 10:44

Je vis seule depuis ma majorité. Ce n’est pas que je n’aime pas ma famille, mais comme le reste du monde, ils sont entourés de ces anges de l’ombre que j’exècre. C’est une épreuve terrible que de les voir tourner autour de mes proches. J’ai tenté d’en parler avec ma mère, lorsque j’ai commencé à distinguer ces vilaines créatures, à l’adolescence… mais elle a aussitôt pris un rendez vous avec un psychologue qui a décrété que je lançais « un appel au secours ». J’ai compris qu’il me fallait garder ce don secret si je ne voulais pas finir internée.
L’apparition de cet être de lumière m’avait fait espérer que je sortirais enfin de ma solitude… Hélas, il était parti !
« Je suis toujours là ! » Je n’entends pas vraiment ces mots, je les ressens, comme une présence, une certitude. Je pose la main sur ma poitrine. Ne suis-je pas en train de me persuader que l’ange est revenu pour moi ? « Je ne suis jamais parti ». Voilà, c’est arrivé ! Je suis devenue folle… depuis le temps que ça me guettait ! Un soupir profond se fait entendre et l’ange apparait brusquement. Il caresse ma joue avec un bon sourire.
Ma réaction le prend de court .

A suivre

Les anges de l’ombre 3

Classé dans : angelisme,Les anges de l'ombre — 4 juillet, 2016 @ 10:17

Au dessus de ma tête plane l’être le plus beau que j’aie jamais vu…. Les traits de son visage sont parfaits. Son regard sage et bienveillant se pose sur moi et je me sens immédiatement sereine. Quel créature lumineuse ! Je le contemple ébahie. Lui aussi me parle dans une langue inconnue, mais celle-ci est douce à mon oreille et si je ne comprends pas le sens des mots, mon cœur lui, les reconnait.
Je ne dois pas avoir peur. Je suis en parfaite sécurité. Il veille sur moi comme il l’a toujours fait. Il me suffit de continuer mon chemin tranquillement et tout ira bien. Le sourire aux lèvres, baignée par l’amour qui émane de lui, j’avance la tête haute. Les anges de l’ombre me sont toujours visibles. Ils restent hideux et plein de haine, mais ils se tiennent à distance respectueuse.
Je regagne ma demeure sans encombre, mais lorsque je lève les yeux vers mon sauveur, je suis déçue : il a disparu.

A suivre…

Les anges de l’ombre 2

Classé dans : angelisme,Les anges de l'ombre — 1 juillet, 2016 @ 10:25

Guidé par la malice et la convoitise, il pousse un cri de frustration quand il se heurte à l’espèce de bouclier invisible qui m’entoure. Comme bien d’autres avant lui, il perd un temps fou à s’acharner à vouloir passer… Mais heureusement, la protection est solide. Elle ne cède pas. Puis soudain, il s’adresse à moi. C’est une première ! Je ne comprends pas ce qu’il dit. Il use d’une langue gutturale et archaïque qui m’est totalement inconnue. Tant mieux quelque part. Je doute qu’il s’agisse de mots d’amour !
Il finit par s’éloigner sous le regard de ses semblables qui me dévisagent avec intérêt. Je dois rentrer chez moi au plus vite. Je veux retrouver mon intimité et ma tranquillité. En attendant d’avoir parcouru les quelques mètres qui me séparent de mon appartement, je baisse de nouveau les yeux. Un chuchotis tout proche m’oblige à les lever presque aussitôt. Plusieurs de ces créatures me cernent. Elles testent la barrière. J’ai le cœur qui bat la chamade. Et si elle venait à céder ?
Mais alors qu’une inquiétude sournoise commence à s’insinuer en moi, une lumière aveuglante les met tous en fuite. Je reste bouche bée en découvrant d’où elle émane…

A suivre…

Les anges de l’ombre 1

Classé dans : angelisme,Les anges de l'ombre — 30 juin, 2016 @ 10:17

Si je marche dans la rue les yeux baissés vers le sol, ce n’est pas par timidité. C’est pour ne plus les voir, ces êtres hideux qui s’accrochent aux humains et les suivent pas à pas. Personne ne les voit d’ailleurs, à par moi. Les gens sentent leur influence sans détecter leur présence. Ce sont eux qui soufflent les mauvaises pensées, les idées déprimantes, les envies de violence. Ils posent une ombre sur le cœur de leurs victimes et si celles-ci n’offrent pas de résistance, elles finissent par se laisser gagner par la noirceur.
L’ombre est une entité avide d’âmes pour la servir. Jadis, elle a dérobé les plus belles, celles qui baignaient dans la lumière. Elles sont devenues des anges déchus. Certains les nommeront « démons », mais au fond, peu importe le nom qu’on leur donne. Leur nature est d’altérer ceux qu’elles touchent et de les attirer dans l’obscurité de leur maître, là où il est tout puissant.
Je n’en peux plus de voir leurs yeux sombres se poser sur moi avec étonnement quand ces anges de l’ombre comprennent qu’ils sont visibles pour moi. Et leur étonnement est encore plus grand en s’apercevant qu’aucun de leurs semblables n’a jeté son dévolu sur moi. Parfois, l’un d’eux lâche sa proie pour se diriger vers moi… En vain, car non seulement je les perçois, mais il semble que je sois aussi immunisée contre eux.
Tout en marchant, j’ai le malheur de détourner mes yeux du trottoir et le regard d’un ange maléfique se plante dans le mien. Le voilà qui s’avance vers moi, flottant au-dessus du sol comme un nuage de poussière malsain…

A suivre

Le volcan

Classé dans : texte court — 29 juin, 2016 @ 10:25

Je bouillonne, je fulmine, un grondement sourd monte en moi. La terre tremble et la population épouvantée me fuit à toutes jambes. Tout à coup, j’explose. Ma colère se déverse à grands flots, broyant tout sur son passage, sans faire de distinction entre les uns et les autres. On me regarde d’un autre œil soudain. On me croyait calme, bien tranquille dans mon coin, puis on s’aperçoit, mais il est trop tard, de quoi je suis capable.
Il est vrai que d’ordinaire, je suis plutôt accueillant. La vie autour de moi est luxuriante. J’enrichis l’eau, j’enrichis la terre. Il faut dire aussi que j’ai fière allure, dressé vers le ciel comme un dieu de pierre. Mais justement, je suis un dieu. Ma colère est divine et s’abat sur ceux qui ont oublié qui j’étais… Pauvres hommes à la mémoire si courte !

Tu n’es plus là…

Classé dans : billet d'humeur — 28 juin, 2016 @ 10:47

C’est comme une ombre dans mes petits bonheurs quotidiens, un sursaut de chagrin, une larme furtive qui me tombent dessus sans crier gare. Nous avions l’habitude de partager justement ce qui nous rendait heureuses l’une et l’autre. Mais là, je ne peux pas… Enfin, si : je le fais. Parfois je parle toute seule ou presque. Je m’adresse à toi comme si tu étais là, invisible à m’accompagner.
J’imagine ton rire. Tu riais beaucoup, de la vie surtout. J’entends ta voix et je sais les conseils ou les remarques que tu m’aurais faits…. Tu aurais balayé toutes mes inquiétudes d’un « qu’est-ce que tu as à perdre ? » Puis tu te serais réjouie avec moi de l’évolution, pour l’instant positive, de mes projets.
J’ai mal surtout, en pensant que c’est un projet que nous avions en commun. Toi aussi tu te rêvais maman. Tu aurais été une maman merveilleuse d’ailleurs. Hélas, on ne t’en a pas laissé le temps. Il faut croire que le ciel, s’il existe, avait besoin de toi.
Je t’embrasse ma Didith…. On se retrouve tout à l’heure, dans mes monologues…

Dépossédée

Classé dans : billet d'humeur — 13 juin, 2016 @ 10:39

On a beau avoir un joli but à atteindre, les choses ne sont pas toujours roses…. Je garde dans un coin de mon esprit ce rêve, ce bébé qui me fait risette, mélange de lui et moi. Hélas, ça ne suffit pas toujours à traverser la tempête avec le sourire.
Il y a d’abord tous ces examens, intrusifs parfois pour vérifier, mesurer, quantifier.. car fabriquer un bébé demande des dosages précis. Il y a aussi le calendrier. Il faut suivre les cycles, compter les jours et même les heures pour certains actes.
Puis les choses se précipitent, le rythme est plus intensif. Les piqûres d’hormones se partagent mon temps avec les échographies et les prises de sang… sans oublier la route à parcourir tous les jours (je n’habite pas à côté du centre PMA) et les diverses attentes.
Il ne faut rien oublier, surtout pas les heures. Tout est chronométré. La poésie liée à la maternité peut rester au fond de son carton poussiéreux. L’heure est à la science, je suis toute entière aux mains du monde médical. Même ma féminité est en stand by. J’ai un peu l’impression de ne plus m’appartenir. Je suis une machine en révision. Pas sûr que je fonctionne correctement… Et le plus dur : pas sûr que mes efforts soient couronnés de succès.

L’antédiluvien

Classé dans : texte court — 11 juin, 2016 @ 9:04

Je suis le dieu de la pluie. J’existe depuis toujours. J’ai porté bien des noms, certains se sont perdus dans l’Histoire. Je ne sais pas trop comment l’humanité en est venue à m’oublier. Cette engeance est devenue terriblement téméraire au fil de son évolution. Elle s’est mise à vénérer ses semblables et nous a occulté nous, les dieux et les esprits, les seuls vrais détenteurs de pouvoir en ce monde. Pire, elle a nié notre existence.
Je n’ai pourtant jamais quitté la place. Mes temples ont été depuis longtemps déserté. Plus personne ne me prie. Plus personne ne me remercie. Alors, j’ai décidé de faire un grand nettoyage. Je trouverai bien un nouveau Noé pour sauver ce qui mérite de l’être. Mes flots s’abattent sur vos têtes, hommes et je ris de voir vos petits poings vengeurs se dresser vers le ciel, menace dérisoire. Aucun de vous n’est assez puissant pour m’affronter ici-bas.

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