Nouvelles en vrac

Nouvelles, contes et autres textes courts…

Bonjour tout le monde !

Enregistré dans : Non classé — 27 octobre, 2009 @ 8:10

NOUVELLES EN VRAC

tnchuteeauforet.jpgNouvelles en vrac… vous trouverez ici pèle-mêle des nouvelles, des contes, des récits… toutes sortes de textes courts issus de mon imagination avec plus ou moins de bonheur ! Ecrits à des périodes diverses, avec ou sans contraintes, ils ne forment pas un “tout” et sont relativement indépendants les uns des autres. Bien entendu, ils sont de qualité inégale et tout en implorant votre indulgence, je vous invite à poser dessus un regard critique et à me faire part de vos remarques. Tout auteur souhaitant laisser lui aussi des textes sur ce blog est le bienvenu…


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La Reine des mers : Piwie (épisode 2)

Enregistré dans : La Reine des mers — 2 septembre, 2010 @ 6:00

LE PRECEDENT EPISODE SE TROUVE ICI

piwie.jpg A bout de souffle, en sueur, Tamara fit une halte dans une petite clairière. Elle voulait économiser ses réserves de nourriture, mais la faim se faisait si durement sentir qu’elle s’autorisa un morceau de pain et un petit bout de fromage. Elle s’appliqua à mâcher longuement les aliments pour faire durer son modeste repas et se donner l’illusion d’être repue… mais bien sûr, ça ne fonctionna pas. Sa collation terminée, son estomac se remit à gronder avec fureur.
Quelque chose lui heurta la tête et tomba à ses pieds : une noisette. La fillette leva les yeux et regarda autour d’elle. Elle était prête à le jurer, il n’y avait pas un seul noisetier dans les environs. Elle avait presque réussi à se convaincre que c’était le butin perdu par un oiseau ou un écureuil lorsque d’autres petits fruits durs vinrent la percuter : des noisettes encore, mais aussi une provision de noix et quelques pommes.
“Il y a quelqu’un ? demanda-t-elle. Venez… je ne vous ferai pas de mal !” Rien ne bougea, ni dans les arbres, ni dans les fourrés. Tamara attendit un moment, puis elle ramassa les fruits. Peu importait d’où ils venaient après tout : pas question de gâcher de la nourriture ! Elle croqua dans une pomme et la trouva délicieuse. “merci ! cria-t-elle à l’intention de son mystérieux donateur. C’est très gentil à vous…”
En reprenant sa marche, elle eut plusieurs fois la sensation d’entendre des pas derrière elle, mais peut-être était-ce son imagination qui lui jouait des tours. Elle s’arrêta brusquement pour en avoir le coeur net et les pas s’arrêtèrent aussi, mais avec un temps de retard. Tamara fit volte-face. “pourquoi me suivez-vous ? Et pourquoi restez-vous caché ? Ca suffit maintenant : montrez-vous !” Il y eut un bruissement quelque part sur sa droite, mais l’inconnu resta dans sa cachette.
La fillette prit peur. Un comportement aussi louche dissimulait sûrement des desseins peu louables. Elle se mit à courir droit devant elle, se faufilant à toute allure entre les arbres, sans s’occuper des branches qui la griffaient au passage. On piétinait fébrilement derrière elle et elle n’osait pas se retourner de peur de se cogner dans un tronc ou de tomber. Elle serra les dents et au mépris de ses poumons en feu, poursuivit sa course.
Pour ne rien arranger, le terrain montait. Tamara avait des bourdonnements dans les oreilles, mais elle ne voulait pas s’arrêter. Malgré toute sa volonté, elle perdait de la vitesse. Les pas se rapprochaient inexorablement. Elle avait pratiquement gravi la montée quand on la ceintura avec fermeté. paniquée, la fillette se débattit, jetant sa tête en arrière, battant des jambes et des bras.
“Vas-tu te calmer petite furie ? s’exclama une voix contrariée. Tu allais te jeter tête baissée dans le précipice…” L’enfant cessa de ruer et regarda devant elle. Les arbres s’arrêtaient net au bord d’un à-pic vertigineux. Doucement, elle tourna la tête pour faire face à celui qui venait de l’arracher à une mort certaine. Elle ne put retenir un petit cri d’étonnement en découvrant qu’il s’agissait d’un elfe.
-Je m’appelle Piwie, dit-il. Et toi, jeune tornade, tu as un nom ?
-Tamara, répondit la fillette.
-Eh bien Tamara, fit-il avec un sourire, j’ai l’impression qu’il vaut mieux que je t’accompagne un peu. Tu me sembles mal partie !

A SUIVRE…

La Reine des mers : Tamara dans le brouillard (épisode 1)

Enregistré dans : La Reine des mers — 1 septembre, 2010 @ 6:00

tamara.jpg
Tamara était blottie dans un buisson. Elle tremblait de tous ses membres, autant à cause du froid qu’à cause de la peur. Cette fois, son père était vraiment devenu fou… Il était rentré ivre, comme toujours et la fillette s’était prudemment tenue à l’écart. Elle était sortie dans le jardin tandis qu’il beuglait et insultait d’invisibles interlocuteurs. Puis, le remue-ménage qu’il faisait dans la maison était devenu tel qu’elle avait voulu jeter un coup d’oeil. C’est là que son père l’avait aperçue…
Lorsqu’elle avait vu la folie dans son regard, elle avait pris ses jambes à son cou. Il l’avait poursuivie jusqu’à l’orée du bois, mais l’obscurité et l’effet de l’alcool lui avaient fait rebrousser chemin. Tamara était restée cachée longtemps après son départ. Il l’avait souvent frappée par le passé, mais c’était la première fois qu’il lui avait donné l’impression de vouloir la tuer.
Au petit matin, transie et misérable, elle décida qu’il était grand temps pour elle de quitter la maison paternelle. Elle y retourna cependant le temps de prendre quelques habits, de la nourriture ainsi que divers accessoires nécessaires à sa survie. A cette heure, son père ronflait du fond de son ivresse, elle n’avait rien à craindre. Elle s’empara de leur meilleure couverture et des deux ou trois pièces qu’elle avait cachées dans l’âtre, puis elle s’enfuit.
Elle aurait préféré partir par la route, l’itinéraire le plus facile, mais le village était petit. Si quelqu’un la repérait, son père retrouverait aussitôt sa trace. Elle se lança donc dans les bois qui, à cette heure, étaient envahis par un épais brouillard. Se fiant aux lichens sur les troncs, elle s’efforça de garder toujours le même cap. peu importe où cela le mènerait, du moment que c’était loin de chez elle.
La température peu à peu monta et l’aspect de la forêt changea complètement. Ici, les arbres étaient plus vieux, plus gros et plus robustes. La végétation était aussi plus dense. Des cris d’animaux et des bruits de courses entre les branches se faisaient entendre, mais la fillette n’avait pas peur. Aucune bête sauvage ne serait jamais aussi terrifiante ni aussi cruelle que son père. En fait, elle se trouvait si bien ici qu’elle aurait pu envisager d’y vivre… si elle n’avait pas conclu que l’endroit était encore trop proche de son village.
En soupirant, elle poursuivit son chemin. Plus elle aurait parcouru de route avant le soir, plus elle se sentirait en sécurité… Mais tandis qu’elle se glissait entre les arbres, une silhouette se lança à sa suite.

A SUIVRE ICI…

La jungle (texte court)

Enregistré dans : texte court — 31 août, 2010 @ 6:00

panthre.gif Je suis une aventurière pure et dure. Je ne crains ni l’effort, ni le danger. Il suffit de voir comme je croise les fauves de tous poils sans frémir pour en être convaincu. D’ailleurs, je ne me contente pas de les croiser : je les recherche et je les provoque. Je me glisse dans leur milieu naturel. Je prends le temps de bien les observer et le moment venu, je les traque, puis je m’empare d’eux.
Mon tableau de chasse est impressionnant et il m’a laissé quelques souvenirs mémorables. Je me rappelle en particulier d’un vieil ours qui a bien failli venir à bout de ma patience. Il avait repéré mon manège depuis le début et déployait toutes sortes de ruses pour déjouer mes embuscades… mais je me suis accrochée et en dépit de son expérience, je l’ai eu.
Une panthère africaine m’avait entraînée quant à elle dans une course folle. C’était bien simple : elle ne tenait pas en place. Il m’a fallu soutenir le rythme infernal de ses déplacements. Mais là encore, ma persévérance a payé. J’ai fini par la coincer au moment où elle s’y attendait le moins et elle n’a pas pu m’échapper.
Parfois, j’ai été traquée à mon tour… par des hyènes. Rien ne les effraie. Elles sont capables de vous guetter des semaines entières avant de se jeter sur vous et vous mettre en pièces. Mine de rien, elles sont redoutables. Heureusement pour moi, je les ai vu venir de très loin. Je les ai semées en les mettant sur la piste d’un malheureux agneau qui trainait dans les parages.
Les loups avec leurs longues dents ne me font pas peur…mais je me méfie d’eux. Il vaut mieux rester prudent quand on évolue dans un tel univers, une jungle où règne la loi du plus fort : ce monde du show bizz auquel j’appartiens et où j’exerce la profession d’impressario… toujours à courir après les acteurs.

Joyeux anniversaire mère Jacotte !

Enregistré dans : Non classé — 30 août, 2010 @ 8:44

joyeuxanniversairejacotte.jpg
Ma jacotte,

Je te souhaite un joyeux anniversaire et je te fais des tonnes de bisous…. Pour tous ceux qui souhaitent te laisser un petit mot pour ce jour, je mets un lien vers ton blog ici !

et pour finir, cliquez ici !

Yuki (texte court)

Enregistré dans : texte court — 30 août, 2010 @ 6:00

Après avoir partagé ma vie pendant un peu plus de quatorze ans, ma petite chienne Finette, avait tiré sa révérence. Inconsolable, j’avais décidé que plus jamais je ne prendrais un autre animal ! Leur disparition me causait trop de peine. Certes, il me restait (à cette époque) mon lapin nain, mais à six ans, lui aussi risquait de me quitter à tout moment.
La providence se plait à se jouer de nos décisions. Ma soeur Céline devait se rendre au centre équestre pour lequel elle travaillait car l’employé des haras nationaux devait venir identifier son poulain “sous la mère” (c’est ainsi que sont établies et authentifiées les lignées de chevaux, afin d’éviter la consanguinité). J’avais accepté de l’accompagner car pour elle, l’évènement était très important (ses chevaux sont toute sa vie).
Pour nous y rendre, nous avons emprunté de petites routes de campagne et traversé un bois. C’est là, sur le bas côté de la route, que Céline a remarqué un chaton couché dans l’herbe. Une amoureuse des bêtes comme elle ne peut avoir qu’une seule réaction dans un cas pareil. Elle s’est arrêtée pour voir s’il n’était pas blessé.
Là, nous avons découvert sa maigreur et sa faiblesse extrême. Le petit animal n’avait sûrement rien avalé depuis des jours. Il était dans un état pitoyable. Quand nous nous sommes approchées de lui, il a miaulé et a tenté de se lever, mais l’effort semblait lui coûter. Ma soeur me l’a posé sur les genoux et nous avons repris la route.
Il s’est aussitôt mis en boule et a commencé à ronronner. Je l’ai caressé, désolée de sentir ses os saillir sous mes doigts. Là, je me suis aperçue qu’il grouillait de puces… mais aussi d’asticots. Des bestioles pour lesquelles j’éprouve une vraie phobie. Tétanisée, j’essayais de ne pas penser à leurs corps blanc et visqueux se tortillant entre le chat et moi.
Tandis que ma soeur recevait l’envoyé des haras nationaux, je tentais de faire manger et boire le chaton (nous avions emprunté une poignée de croquettes à la propriétaire du centre qui avait plusieurs chats). Malheureusement, il était trop faible pour avaler quoi que ce soit. Nous avons dû nous rendre chez le vétérinaire… deux fois. La première fois, nous sommes tombées sur un jeune collègue de ma vétérinaire habituelle. Sans doute était-il là pour parachever sa formation. Il a simplement traité le problème des puces et des asticots qui avaient commencé à manger le chaton vivant à cause de sa faiblesse. Mais en dépit de mon insistance, il n’a rien fait pour la déshydratation dont souffrait la petite bête.
Le soir même, je suis revenue car je voulais sauver ce chaton coûte que coûte. A mon grand soulagement, le docteur Violet était de retour. Grâce à des injections, elle a réhydraté l’animal, tout en restant sceptique sur ses chances de survie. Quelques heures plus tard, il se jetait goulument sur la nourriture. Puis il enchaîna sur une nuit agitée au cours de laquelle il ne me laissa pas fermer l’oeil, désireux d’obtenir câlins, caresses et chaleur humaine.
Au petit matin, le mal était fait : j’étais tombée amoureuse de cette attachante bestiole si bien que quand il eût reprit du poil de la bête, au lieu de lui trouver une famille d’adoption comme j’étais sensée le faire, je l’ai gardé. Je ne le regrette pas. Mon Yuki est devenu un bon gros matou, toujours aussi affectueux et je ne pourrais plus me passer de lui…

Yuki petit (et maigre) :
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Yuki aujourd’hui :
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Parce que j’ai bien ri ….

Enregistré dans : Non classé — 29 août, 2010 @ 6:35

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En me baladant sur le net, je suis tombée sur ce morceau d’anthologie… J’ai bien ri, alors je partage :

Allez donc faire un tour par ici !

Angélisme 6 : Loki chassé du paradis

Enregistré dans : angelisme — 29 août, 2010 @ 6:00

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-Que tous ceux qui votent “pour” lèvent la main ! tonna la grosse voix de Saint Pierre.
Sans l’ombre d’une hésitation, toutes les mains se levèrent, même celles de la Sainte Vierge et du Christ. Assis au bout de la table de réunion, l’angelot Loki se tassa. Cette fois, il était dans de sales draps. Il avait réussi à se mettre à dos la totalité des bienheureux qui peuplaient les jardins célestes. C’était vrai que ces derniers temps, il s’était montré particulièrement déchaîné. Il avait déclenché toute une série de catastrophes, tourné en ridicule les saints patrons, inventé des miracles bidons et joué des tours pendables à de pauvres âmes… mais c’était sa nature et il n’en éprouvait aucune honte.
Excédé d’entendre les plaintes des uns et des autres, Saint Pierre les avaient tous convoqués pour une réunion exceptionnelle. Loki, convié lui aussi, y était allé désinvolte. Mais à mesure que les griefs contre lui étaient exposés, il perdait peu à peu de sa contenance. Personne n’avait plus le coeur à rire de ses sottises. cette fois, la punition serait exemplaire.
-Je propose qu’on envoie ce malappris sur terre, dit la Sainte Vierge sévère. Affligé des peines humaines, il devrait apprendre à réfléchir aux conséquences de ses actes.
-Et il apprendra peut-être à réfléchir tout court ! renchérit Sainte Geneviève.
-Un séjour parmi les hommes lui enseignera la valeur du travail et le respect d’autrui, acquiesça Saint Pierre tout content de trouver les autres de son avis. Entends-tu Loki ? Nous te privons de tes ailes jusqu’à ce que tu fasses acte de contrition. As-tu quelque chose à ajouter ?
L’angelot secoua la tête. Il était impossible de lire la moindre émotion sur son visage.
On le déposa au coeur d’un quartier ouvrier, vêtu d’habits élimés et de vieilles galoches. Aux yeux de tous, il avait l’aspect d’un enfant de sept ou huit ans, seul, fragile et égaré… C’est avec un peu de peine que Saint Michel l’abandonna, mais il savait comme tout un chacun que l’angelot avait besoin d’être châtié.
Il se passa plusieurs mois sans que la moindre nouvelle de Loki ne leur parvienne. Fallait-il s’en réjouir ? Saint Pierre était de ceux qui pensait que oui. Il se frottait les mains. L’angelot faisait enfin profil bas. Nul doute qu’en bas, on devait le faire travailler dans une usine quelque part dans les bas-fonds de la ville. Il se demandait comment Loki supportait l’effort… l’idée le taraudait tellement qu’il décida d’aller voir ça de ses propres yeux.
Il écuma toutes les usines, les fabriques et les ateliers clandestins… en vain. Loki n’y était pas. Il semblait s’être volatilisé. S’il lui était arrivé malheur, le portier du paradis l’aurait su aussitôt car c’était lui qui accueillait les âmes des défunts, à moins bien sûr que ce sacripant ne soit allé directement chez Satan ! Fatigué, il s’assit sur un banc et regarda autour de lui.
C’est là qu’il vit l’immense affiche placardée sur le mur. Un Loki souriant, vêtu d’une aube blanche, y était représenté en position de prière. Une légende disait “Venez écouter chanter l’ange des faubourgs, tous les soirs au Cabaret de la Pie qui rit !” Saint Pierre s’y rendit à vive allure, animé par la colère. La salle était archi comble. Tous venaient entendre “l’ange”… Le blasphémateur, oui ! fulminait le saint. Sa fureur redoubla lorsque Loki s’avança sur le devant de la scène, tout heureux d’être adulé et visiblement traité comme un coq en pâte.
D’un geste de la main et sans s’occuper de la panique qu’il déclenchait, Saint Pierre plongea la salle dans l’obscurité. Il saisit Loki par le col et le conduisit manu militari au paradis. Il s’en alla tout droit avec l’angelot jusque devant le Seigneur. En dépit de sa miséricorde, celui-ci ne manquerait pas de punir ce petit fauteur de troubles que rien n’arrêtait. Mais le Bon Dieu rit :
-Quel talent il lui a fallu à notre petit Loki pour amener tous ces bons à rien, ces ivrognes et ces femmes de mauvaise vie à venir écouter et apprécier ses chants angéliques ! En vérité, je te le dis, il a bien servi notre cause….
-Certes, certes, Seigneur… put seulement répondre le saint en jetant un coup d’oeil à la mine bien trop sage de l’angelot.
Celui-ci était heureux d’être revenu au paradis, même s’il éprouvait un petit pincement au coeur d’avoir quitté ses nouveaux amis. Avant de partir, il avait écrit pour eux une chanson narrant ses exploits… tous les plus vilains tours qu’il avait joués aux saints patrons.

Le spectre moqueur (texte court)

Enregistré dans : texte court — 28 août, 2010 @ 6:00

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Il s’était réveillé dans l’obscurité. la maison était plongée dans un silence presque total. On n’entendait que le bruit de l’horloge dans le salon et les ronflements du père au loin. Le petit Francis tremblait de peur. Il avait horreur du noir : des tas de choses pouvaient s’y cacher. Il était sûr que certaines d’entre elles étaient tapies dans les coins, le guettant de leurs petits yeux méchants.
Il tendit l’oreille soudain. Un craquement sinistre dans le couloir l’avait mis en alerte. Plusieurs autres craquements lui firent écho à la suite les uns des autres. Ils se faisaient de plus en plus proches. Francis rabattit la couverture par dessus sa tête en fermant les yeux très fort. Il ne pouvait pas empêcher ses dents de s’entrechoquer. la porte de sa chambre grinça. Les battements de son coeur s’accélérèrent. Quelqu’un était entré ! Il en était certain…
Il attendit sans bouger que le visiteur se manifeste… mais il ne se passait rien. Il risqua un coup d’oeil furtif au dessus de la couverture, balayant chaque recoin de la pièce . Tout semblait normal, jusqu’à ce qu’il s’arrête ) la chaise en face de son lit, contre le mur. On y devinait un silhouette. Quelqu’un était assis là… Bien sûr, dans l’obscurité, il ne pouvait pas distinguer ses traits et de toute manière, il s’y refusait. La maison était fermée à clé. Celui qui se trouvait là ne pouvait être qu’un cambrioleur ou un fantôme. Deux perspectives aussi effrayantes l’une que l’autre.
Terrifié, Francis réprima son envie de pleurer. Les sanglots l’auraient trahi et l’intrus aurait aussitôt su qu’il était réveillé. Or, il n’osait pas imaginer ce que celui-ci pourrait lui faire… Il enfonça ses ongles dans la paume de sa man, espérant que la douleur l’aiderait à se contrôler. Pas un instant il ne quitta la chaise des yeux. Si son visiteur faisait mine de se lever et d’avancer vers lui, il bondirait du lit en hurlant et irait rejoindre en courant ses parents.
Les heures passaient lentement et rien ne bougeait. Francis osait à peine cligner des paupières. Qui savait ce qui pourrait se produire pendant ce dixième de seconde où ses yeux étaient clos ! Peu à peu, une envie pressante commença à se manifester. Il serra les jambes et se mordant la langue, résista jusqu’à en avoir mal au ventre. Les premiers rayons du soleil filtrèrent sous les volets : il allait voir, qu’il le veuille ou non, le visage de celui qui était assis là.
Francis écarquilla les yeux, prêt à crier son horreur… mais sur la chaise, il n’y avait que son sac d’école et ses vêtements de la veille posés par dessus en un tas informe.

Dans tes bras (texte court)

Enregistré dans : texte court — 27 août, 2010 @ 6:00

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Qu’il fait bon s’abandonner entre tes bras ! Là, je suis enfin moi-même, sans crainte, sans hésitation et libérée des masques que la bienséance nous oblige à porter. Je n’ai pas besoin de parler, les mots sont inutiles. Je n’ai pas besoin de réfléchir, tout se fait naturellement. Je m’étends là, sur le lit et tu t’empares de moi. Je soupire d’aise et je me laisse aller.
Tu chasses mes soucis et mes angoisses. Quand je m’offre à toi, le monde extérieur n’a plus d’importance. Mon imagination enfin, travaille dans le bon sens. Ma fantaisie est mon seul guide, elle m’entraîne sur des chemins inexplorés… mais quels chemins ! Je découvre, je savoure, j’atteins des sommets ! Et cela dure toute la nuit et parfois plus. Si ce n’est pas le bonheur, ça lui ressemble !
Grâce à toi, je retrouve la sérénité. Tu me fais du bien… et pas que physiquement. Tu es bon pour mon moral. Je me remets à voir la vie en couleurs, là où je ne distinguais plus que du gris ou du noir. Je reprends goût à tout : au vent dans les arbres, au soleil sur ma peau, au chant des oiseaux et même, à ces autres qui commençaient à m’exaspérer. Je leur trouve soudain des excuses, je redeviens compatissante.
Qu’il me tarde d’être à ce soir pour que tu me prennes. Que ce soit en douceur ou brusquement, mon plaisir sera égal. Je n’opposerai pas la moindre résistance et je serai à toi, toute à toi… Toi mon ami Morphée, dieu du sommeil que j’ai tant appelé de mes voeux !
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