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La loose ou la vie d’une femme (presque) moderne : déconfiture

Classé dans : La loose ou la vie d'une femme (presque) moderne — 14 février, 2013 @ 10:11
     Tu devrais te le tatouer sur le front, comme ça, tu le verrais tous les matins dans ton miroir : « n’accorde pas ta confiance à n’importe qui ». Tu en as bavé, encore et encore… et la logique voudrait que tu en ais tiré les leçons qui s’imposaient. Malheureusement, la logique et toi vous n’avez jamais pu vous encadrer !
     Te voilà donc une fois de plus à contempler tes yeux gonflés par les larmes, à te traiter de tous les noms, aussi bien parce que tu t’es laissée avoir, que parce que tu as l’audace d’en éprouver du chagrin. Ce garçon avait l’air gentil, sincère. Il semblait s’intéresser à toi. Pauvre nouille ! N’as-tu donc rien appris ? Ils mettent du miel sur leur langue quand ils te parlent, ils jouent sans problème la carte de la tendresse, ils savent même se faire maladroits pour peu que ça puisse les rendre touchants.
     Qui ça « ils » ? Ben eux, les séducteurs de tous poils : les vétérans comme les débutants, les cons, les intellos, les beaux, les moches, les dieux du sexe et ceux qui auraient bien besoin d’un GPS pour décoder la géographie d’un corps féminin… Ils changent de visage, parfois de méthode, mais leurs buts sont semblables et tout finit invariablement de la même façon : ils se tirent lâchement et toi tu pleures sur ton pauvre sort.
     Le bon côté, c’est que tu te remets de plus en plus vite de ce genre de coups bas. Le mauvais, c’est que l’amour, l’humanité, la sincérité sont des notions qui tiennent de plus en plus du conte de fées pour toi. De belles images qu’on se fourre dans le crâne pour s’endormir, mais qui ne sont jamais rien d’autre que de misérables trompe couillon (ou trompe couillonne, puisqu’il faut bien le mettre au féminin).
     Tu ne crois plus aux hommes… mais le plus triste, c’est que tu ne crois plus non plus aux femmes, et surtout plus en toi. Tu te regardes avec méfiance car à chaque fois que tu cèdes à un de ces salauds, tous plus lâches les uns que les autres, c’est toi-même que tu trahis.

Un commentaire »

  1. Petitgris dit :

    Ton avis sur les hommes est souvent vérifié. Mais surtout ne te déprécies pas, Il est pratiquement impossible de deviner quelle comédie humaine un homme va te servir. Et n’oublie pas qu’il y a TOUJOURS l’exception à la règle ! Belle journée Bises

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