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La loose ou la vie d’une femme (presque) moderne : la guerre du poil

Classé dans : La loose ou la vie d'une femme (presque) moderne — 11 mai, 2013 @ 18:41

Il est là qui te nargue dans toute sa gloire disgracieuse. Noir, épais, dressé comme un épi, il semble avoir surgi de nulle part, pile poil (c’est le cas de le dire) sur ta guibolle, le jour où tu voulais justement te balader les jambes à l’air (ben oui, après l’hiver, il s’agit de quitter son blanc manteau et de gagner un ou deux tons pour se fondre dans la nature… bref de bronzer un peu pour ne pas mourir de honte sur la plage). « Il », le poil, n’est pas venu tout seul. C’est un lâche, il sort en troupeau quand il vient te défier.

Tous ses horribles potes l’accompagnent. Ils sont drus, ils sont longs, ils sont costauds. Il faudrait presque une machette pour en venir à bout, une faux, une serpette, deux ou trois jeux de ciseaux, des tenailles… tout un attirail, car c’est la guerre ! L’ennemi campe sur toutes les positions stratégiques : les jambes, les aisselles, le pubis (ciel ! ils ont même commencé à conquérir la région qui l’entoure !) et même, car ce sont des sournois sans coeur : le visage.

Si tu les laisses proliférer, on ne tardera pas à te surnommer « Chita » ou « Chewbacca » ou pire : « Monsieur »… Heureusement, tu as des armes pour les contrer. D’abord le rasoir, mais c’est un faux ami : pour un poil qui tombe, dix se relèvent qui poussent plus vite, plus fort et un jour ou l’autre… tu te retrouveras noyée sous la masse d’une fourrure polaire. Il y a ensuite la crème dépilatoire, l’arme chimique par excellence, mais dans ce combat, tes narines seront mises en péril (ben oui… la crème dépilatoire, ça pue). Non, ce qu’il faut, c’est prendre le mal à la racine : utiliser la cire.

La cire, c’est l’arme des braves. Tu vas en baver, mais si tu résistes à la douleur, tu en sortiras triomphante. Tu fourbis ton arme, tu fais chauffer la cire. Le premier assaut est terrible : la cire est trop chaude, tu t’es cramée la jambe. Pas grave, tant qu’à souffrir, autant le faire avec panache. Tu t’entêtes, tu appliques bien la bande et d’un coup sec, un seul tu l’arraches…

Le cri que tu pousses alors a de quoi glacer le sang dans les veines. Purement animal, c’est un pur concentré de souffrance. La bande dans la main, tu contemples le désastre. Ta jambe en partie épilée, majoritairement brûlée et qui bientôt, tu en es certaine, se mettras à gonfler. Il ne te reste donc qu’une seule solution pour ne pas perdre totalement la face : reprendre ton bon vieux rasoir pour réparer les dégâts.

 

4 commentaires »

  1. Petitgris dit :

    Hahaha ! J’adore ce billet ! Sûr que c’est la préoccupation majeure quand les beaux jours sont attendus ! J’ai tout essayé …et suis comme toi au rasoir ! :D Bon dimanche bises

  2. isabelle dit :

    oui je crois que l’on revient toutes à ce bon vieux outil qu’est le rasoir!!^^
    j’ai adoré ton article!^^
    bises.

  3. la Fée Faribole dit :

    Autre arme fatale : l’épilady !!!!!!
    Le truc électrique qui ressemble à un gros ressort tournant sur lui même qui prend le mal à la racine en arrachant sauvagement les poils un à un pendant que les larmes coulent silencieusement sur ta joue car ça fait un mal de chien !!!!!!!
    Merci pour ce texte qui m’a bien fait marrer .
    Gros bisous

  4. Cécile MdL dit :

    J’ai ri mais je compatis ! Moi mon arme ultime c’est l’esthéticienne ! Et là, le poil il ne moufte plus, il s’arrache presque tout seul !!
    Sinon, j’ai aussi l’épilateur à utiliser entre deux séances chez Christiane (l’esthéticienne …)

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