Nouvelles en vrac

Nouvelles, contes et autres textes courts…

Archive pour la catégorie 'billet d’humeur'

Avis à mon « insulteur » anonyme

Posté : 3 septembre, 2012 @ 11:00 dans billet d'humeur | 5 commentaires »

Cher ami, je te remercie infiniment  de ton passage sur mon blog et de tes si charmants et intéressants commentaires… Je voudrais cependant attirer ton attention sur divers points. Tout d’abord, comme tu l’auras noté, je n’ai pas publié ta prose (la forme était grostesque, le fond indéniablement vulgaire… et puis, comme c’était en anglais, je me suis dit que beaucoup de mes lecteurs ne pourraient pas vraiment en profiter (quel dommage franchement !). Ensuite, si ce que j’écris ne te convient pas, deux solutions s’offrent à toi : premièrement, tu peux passer ta route et aller voir ailleurs si j’y suis (je n’aime pas les cons, tu risques de souffrir de l’accueil), deuxièmement (mais c’est vrai que ça demande un minimum d’intelligence et d’efforts), tu peux laisser un avis construit et argumenté, auquel j’aurais plaisir à répondre. Pour finir, laisse-moi te parler de cette invention diabolique qu’est l’adresse IP… cette petite suite de chiffres qui t’identifie quand tu te connectes et qui offre l’avantage de te situer géographiquement (eh oui, il existe même des sites pour ça !). Bref, je ne sais pas qui tu es, mais je sais où tu crèches(je me demande si google va te traduire ça de manière intelligible) . Tu comprendras que je ne te souhaite pas une bonne journée… trouve-toi d’autres jeux. Enfin, si tu as assez d’imagination pour ça !

Je n’y croyais plus et soudain…

Posté : 30 août, 2012 @ 11:27 dans billet d'humeur | 6 commentaires »

Je n’y croyais plus et soudain… tu es entré dans ma vie, avec ton sourire, ta douceur, ta tendresse, tes vieilles blessures aussi, mais nous les soignons peu à peu.  Mon coeur tout fripé, tout abîmé, s’est remis à palpiter. Il fait de grands bonds parfois, car la vie l’a rendu sauvage. Il ne s’ouvre plus comme avant. Il s’est trouvé une coquille secrète et silencieuse, dans laquelle se réfugier. Il te faut bien souvent l’apprivoiser, sans gestes brusques pour ne pas l’effrayer. Mais tout contre toi, peau contre peau, c’est follement qu’il tambourine, chant joyeux de l’amour qui l’a réveillé et effacé presque entièrement les chagrins d’autrefois. Un jour, je te le promets mon amour, je saurai parler sans tabous ni hésitations… un jour, quand la coquille aura volé en éclats.

Tour d’ivoire

Posté : 28 juillet, 2012 @ 9:09 dans billet d'humeur | 4 commentaires »

Nous vivons prisonniers dans de hautes tours. Nous les avons bâties de peines, de chagrins, de colère, de rancunes… Nous les haïssons de toute la force de nos coeurs, mais hélas, en descendre nous semble difficile… les abattre nous semble impossible.

Je descends de la mienne, degré après degré. La pente est vertigineuse. J’ai peur d’arriver en bas et de voir soudain surgir une tour encore plus haute. Alors, je m’accroche à la rampe et j’avance doucement. J’essaie de rester sourde aux détresses de mon coeur, de fermer mon esprit à la ritournelle des souvenirs.

Je rêve de ce jour où mes pieds toucheront terre, quand j’aurai quitté la tour. Ce jour-là, je retrousserai mes manches et j’abattrai la tour à grands coups de masse…

Triste départ

Posté : 17 juillet, 2012 @ 11:36 dans billet d'humeur | 3 commentaires »

Ce ne sont que des animaux et pourtant… ils sont beaucoup plus que ça : nos frères, nos compagnons, nos amis les plus fidèles. Ils ne demandent rien d’autre que de l’amour, ils en donnent aussi sans condition. Ils se moquent qu’on soit riche, beau, jeune ou intelligent… Ils nous aiment envers et contre tout.

Quand ils partent, ils laissent derrière eux un grand vide… et c’est pire encore quand ils nous quittent avant l’heure… et bien davantage lorsqu’on a tout fait pour les sauver. J’ai appris ce matin la mort d’une gentille chienne labrador que nous baladions souvent quand sa maîtresse n’en avait pas le temps. C’est une dame âgée et je sais le chagrin qui doit l’avoir envahie, d’autant plus que cette bête était sa seule compagne.

J’ai de la peine aussi, mais je voulais écrire ces quelques lignes pour dire qu’elle n’était pas « juste » un animal. Elle avait une âme, des sentiments, quelqu’un qui l’aimait…

Si la douceur se faisait femme

Posté : 16 juillet, 2012 @ 10:58 dans billet d'humeur, Non classé | Pas de commentaires »

Je suis assise en face d’Emilie et je peux tout à loisir la regarder et l’écouter… l’observer en un mot. Au delà de sa beauté fraîche et mutine, c’est la gentillesse qui se devine sur son visage qui me fascine. Elle transparait dans ce regard qui pétille juste un peu plus lorsqu’elle se tourne vers son amoureux. Elle jaillit comme un aveu de ce sourire dont elle n’est pas avare. Elle fait chantonner sa voix, hymne à la joie pour ceux qui l’entendent…

Je la trouve gracieuse, ses traits sont délicats, la courbe de sa nuque et le bombé de ses joues, émouvants. J’ai la certitude, sans la connaître, d’être face à une belle personne. Une de celles dont on peut dire qu’elles ont une belle âme. Si la douceur se faisait femme, elle s’appellerait Emilie et c’est à elle qu’elle ressemblerait. Mon coeur soupire d’aise… j’aime les jolies rencontres. Ce soir,en partant, j’emporterai son image dans ma galerie personnelle de portraits.

La louve au coin du bois

Posté : 9 juillet, 2012 @ 11:39 dans billet d'humeur, Non classé | 4 commentaires »

Je suis une louve, cachée au coin d’un bois. J’observe, j’écoute.. je ne me montre pas. La violence des hommes, leurs voix qui se chahutent, leurs rires un peu gras : tout cela m’effraie. Je préfère les regarder de loin et les imaginer, doux, émouvants, comme ils doivent l’être une fois qu’ils se sont débarrassés de leur masque.

Prudente, je bats en retraite dès qu’on m’approche. Si vite, si discrètement qu’on croit avoir rêvé mon regard doré ou l’éclat grisonnant de mon pelage. Je ne me laisse pas toucher, bien trop peur qu’on me blesse. Je ne me laisse pas attraper, bien trop peur qu’on ne m’enchaîne.

Puis vient un jour un homme qui est différent de ses pareils. Ce n’est pas un chasseur. Il y a de la douceur dans sa voix, de la tendresse dans son regard. Cet homme-là, je veux bien qu’il m’apprivoise. Je le laisse dont poser ses mains sur moi, tenter quelques caresses. C’est fort et c’est bon. J’en redemande. Je reviens jour après jour. Je ne peux plus me passer de lui.

Je suis une louve, lovée contre lui au coin du bois. Je veille sur son sommeil, je plaque mon flanc contre le sien. Cet homme-là m’a apprivoisée, je l’apprivoise à mon tour. Et nous verrons au fil du temps, comment construire notre meute dans le respect et l’amour…

Silence, mon compagnon de toujours

Posté : 6 juillet, 2012 @ 10:40 dans billet d'humeur | 2 commentaires »

On le trouve angoissant, embarrassant ce silence qui s’installe parfois. On le craint, on le chasse, on s’enivre de mots pour ne pas lui laisser la place… Pourtant, c’est un ami précieux qui oppose au language, l’expression gestuelle, le jeu des regards, le repos de l’esprit.

Le silence ressource si on ne le laisse pas devenir inquiet. Il faut apprendre à l’apprivoiser, à s’en faire un allié dans la rêverie, dans la perception de ce qui nous entoure et alors, on se met à l’aimer et à le savourer.

D’ailleurs, le silence est rarement absolu… En tendant l’oreille, on entend toujours une respiration, des bruits de voix au loin, un chien qui aboie, le tic tac d’une pendule, le craquement du bois… ou les propres battements de son coeur. Autant de choses qui nous ramènent à la simplicité dans nos vies.

Endosser un autre costume

Posté : 5 juillet, 2012 @ 10:44 dans billet d'humeur, Non classé | 3 commentaires »

Tu l’as trainé longtemps ce costume grisâtre fait de tristesse, de rancoeur et de désespoir. Il te gardait le coeur au sec tandis que tes larmes coulaient, coulaient sans s’arrêter. Il te collait au corps comme une seconde peau. Il emmitoufflait ton âme, si fort et si bien qu’elle ne voyait plus que l’obscurité.

Il faut maintenant t’en débarrasser… Pas facile de se mettre à nu ! Peur de s’écorcher encore en faisant tomber tous ces oripeaux. Alors, tu y vas progressivement. Tu jettes le chagrin, la mélancolie et les regrets comme autant d’écailles. Peu à peu tu te révèles tel que tu es : fragile, un peu abîmé, mais prêt à endosser un autre costume.

Car tu ne peux rester dans cette nudité de l’âme. Elle se nourrit de sentiments et de pensées, sans quoi elle s’étiole. Tu lui donnes donc un nouvel aspect, comme un arbre qui se couvrirait de jeunes feuilles : de la joie, de l’amitié, de l’amour…. tout ce qui jour après jour te conduira au bonheur. Tu prends garde aux fautes de goût, les pensées vieillottes des jours de déprime qui voudraient bien se recoller à toi.

A force de patience et de persévérance, un jour ton costume resplendira chaleureux et coloré, dans l’harmonie et la paix du coeur…

Sommeil sous haute surveillance

Posté : 4 juillet, 2012 @ 10:36 dans billet d'humeur, Non classé | 7 commentaires »

Il fait nuit mon amour et je te regarde dormir. J’écoute ton souffle qui s’élève paisible. J’observe tes cils qui frémissent au gré de tes rêves. Ton profil se découpe nettement malgré la demie-pénombre qui règne dans la chambre. D’une main légère, je caresse ton front, tes joues, j’effleure tes lèvres, sans trop m’attarder pour ne pas te réveiller.

Ta peau est douce et son odeur m’affole, mais je suis si bien là, enveloppée par ta tranquillité que je réfrène mes désirs. C’est un autre bonheur que d’être ainsi près de toi, proche, plongée dans ton intimité. Mon coeur bat comme un fou, il déborde de tendresse. Etre là, ensemble, c’est comme un miracle. Je n’ai nullement besoin de dormir moi : je vis un rêve éveillé.

J’ai encore au creux de l’oreille, le murmure de tes mots doux tandis que nous nous aimions. Le goût de toi sur ma langue et la chaleur de tes caresses sur mon épiderme persistent et m’enivrent. Je voudrais que la nuit ne finisse jamais. Je voudrais rester à veiller sur ton sommeil…. Hélas, le matin s’en vient toujours trop tôt et tes yeux s’ouvrent.

Ce n’est pas triste cependant, car dans tes prunelles brille un désir égal au mien, comme la promesse d’autres moments merveilleux.

L’oiseau entre tes doigts

Posté : 2 juillet, 2012 @ 10:13 dans billet d'humeur, Non classé | 3 commentaires »

C’était un oiseau fragile, éprouvé par la tempête, blessé au plus profond de sa chair et de son être, presque moribond lorsque tu l’as pris entre tes doigts pour le réchauffer. La petite bête affolée a voleté faiblement, puis a fini par se calmer quand elle a compris enfin que tu ne lui ferais aucun mal… 

Elle a posé la tête au creux de ta paume et a commencé à savourer ta chaleur. Tendrement, avec douceur elle t’a caressé de ses plumes pour te témoigner sa reconnaissance et son affection. Lorsque que tu as ouvert en grand ta main pour lui rendre sa liberté, elle n’a plus jamais voulu te quitter.

Là voilà qui vole à présent autour de toi, gauche et maladroite. Elle ne veut plus partir. Elle a besoin de toi pour grandir et s’épanouir. Son vol un jour, deviendra majestueux, mais ce sera encore pour mieux rester auprès de toi et te suivre partout.

Mon amour, cet oiseau c’est mon coeur et il t’appartient.

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