Nouvelles en vrac

Nouvelles, contes et autres textes courts…

Archive pour la catégorie 'humeur du soir'

On meurt un peu chaque jour….

Posté : 1 août, 2012 @ 7:27 dans humeur du soir | 4 commentaires »

On meurt un peu chaque jour…. On change, on évolue, on laisse derrière soi la personne qu’on a été. On cherche à atteindre des idéaux, on pense noir, puis blanc, puis gris. On se bat à chaque seconde, ou on s’arrête le temps de regarder tomber la pluie. On rit, on crie, on gronde. On parle météo ou on refait le monde. Le temps passe et rien n’est plus pareil. Tout se transforme de seconde en seconde.

On se lève le matin avec des certitudes, mais on peut se coucher et ne plus en avoir aucune. La vie est surprenante, effrayante parfois, mais jamais vide, jamais immobile. Et parce que nous sommes des êtres vivants, nous sommes comme elle toujours en mouvement. On meurt un peu chaque jour, mais on grandit aussi, on gagne en expérience, en sagesse et si on a semé autour de soi de bonnes graines de sentiments positifs (la joie, la tolérance, le partage…), on gagne en amour aussi.

On meurt un peu chaque jour, mais on vit beaucoup et qu’on le fasse à 100 km/heure, le pied sur l’accélérateur, ou doucement, tout doucement, en prenant plaisir à la contemplation, le tout c’est de vivre pleinement chacun de ces instants qui s’envolent et ne reviendront jamais.

Ma vieille ennemie

Posté : 17 juillet, 2012 @ 9:09 dans humeur du soir | 1 commentaire »

Tu me guettes, vieille bourrique ! Crois-tu que je ne te vois pas ? Que je ne connais pas ton manège ? Tu me tournes autour comme un charognard, tu cherches mes faiblesses, l’angle par lequel tu vas m’attaquer… Car je sais que tu vas te jeter sur moi. Je le pressens. Il y a longtemps que je n’ai pas eu ta visite, bien trop longtemps. Voilà qui ne te ressemble guère !

D’ordinaire, tu t’accroches à moi de toutes la force de tes doigts crochus, tes griffes plantées dans mon épiderme.  J’ai beau me secouer, tu ne me lâches pas. Je suis ta proie depuis tant de mois ! J’ignore si tu te nourris de moi… mais quand tu es là, moi, je perds mon appétit de vivre. Je ne distingue plus les couleurs, la chaleur ne m’atteint plus. Tout est gris et froid quand tu m’enserres entre tes maigres bras.

Je suis une femme avertie, tu ne m’auras pas pas surprise : inutile de me viser dans le dos ! Et pourtant… les yeux me piquent, ma gorge se serre. Tu es bien trop près de moi, toi mon ennemie intime, maudite tristesse qui s’accroche à mes pas…

L’eau

Posté : 24 juin, 2012 @ 5:03 dans humeur du soir | 3 commentaires »

Tu tombes du ciel, abreuvant nos terres assoiffées,

Tu rends verdoyantes les prairies,

Tu gonfles les rivières qui passent en gargouillant

Joyeusement dans les vallées.

Tu laves le paysage de sa poussière,

Tu le rends brillant

Et le soleil s’accroche aux gouttelettes que tu y laisses,

Comme des milliers de diamants.

 

Tu rends possible la vie.

Quand tu jaillis, l’espoir est permis.

Tu sors de mes yeux, salée mais sans amertume,

Tu coules sur mes joues et sur ton passage,

Mon âme est purifiée, mon coeur s’allège.

 

Eau tu es bienfaisante,

Je voudrais parfois me dissoudre en toi

Et t’accompagner dans tes voyages.

 

J’ai de la peine pour toi…

Posté : 17 juin, 2012 @ 10:18 dans humeur du soir | 6 commentaires »

J'ai de la peine pour toi... dans humeur du soir oeil-larme-278x300

J’ai de la peine pour toi et je compatis,

A tes errances, à tes souffrances,

Aux tempêtes qui agitent ta vie…

 

J’ai de la peine pour toi, mais j’ai besoin d’avancer,

De vivre un peu pour moi, de faire ce que je dois,

Je ne vais pas reculer et tout recommencer…

 

J’ai de la peine pour toi, ton chagrin me blesse,

Mais ce chagrin est le tien,

Et c’est à toi de surmonter cette détresse.

Homo sapiens telephonicus…

Posté : 6 juin, 2012 @ 7:48 dans humeur du soir | 9 commentaires »

J’avoue, j’avais trouvé ça chouette l’époque où je recevais tous ses petits mots doux sur mon téléphone… pas très originaux, ni très bien orthographiés, mais je m’en fichais. Ah la magie du portable qui vibre dans ta poche ! Tu l’ouvres et là : des mots d’amour, des petites pensées tendres… toutes les idioties qu’on aime entendre ou lire quand on est amoureuse. Comme je le serrais sur mon coeur mon précieux téléphone ! Je ne le quittais plus. Je m’endormais avec.

Parfois, tard dans la nuit une vibration coquine me réveillait et je lisais… des choses que je ne peux répéter, mais qui m’enflammaient. Peu à peu, les textos tendres se faisaient rares, les textos hard ou les « sextos » comme certains les appellent avaient pris leur place. Je m’efforçais de croire que c’était normal, que c’était bon signe. C’est fou ce qu’on peut se leurrer parfois !

A ce petit jeu, j’étais ma pire ennemie. Tellement éprise que je voyais de l’amour là où il n’y en avait pas, là où il n’y en avait jamais eu… Puis mon portable s’est mis à vibrer de moins en moins souvent. Même dans la vie réelle, je ne te voyais plus. Tu disais que tu avais des soucis, que tu n’avais pas le temps. Tu m’a posé deux ou trois lapins, pas vraiment concerné quand je t’ai dit que ça me faisait du chagrin.

Je t’appelais et tu répondais un jour sur deux… puis deux jours sur trois…. Je devenais inopportune, indésirable soudain. Tu me laissais sans nouvelles la semaine entière. Tu daignais m’écrire un mot ou deux. Tu m’expliquais que tu avais tant de choses à faire : t’occuper de ta famille, de tes amis.. Pas le temps pour moi, pas le temps pour la bagatelle…

Le coup de grâce est venu un soir… après avoir passé huit jours sans nouvelles, j’ai osé t’envoyer un petit message, pas trop long pour ne pas bouffer ce temps dont tu étais avare. Je t’ai demandé comment tu allais. La réponse est arrivée tout de suite « Je vais bien. Je fais ma vie, fais la tienne. » Tu vois, c’est imprimé dans mon cerveau. Pas de la grande littérature pourtant. Suffisant pour m’anéantir et pour comprendre à quel point je n’étais rien pour toi. Tu n’imagines même pas le mal que ça m’a fait.

Un jour, sûrement, j’en guérirai… un jour je grandirai. Mais en attendant, j’en ai le coeur qui saigne à chaque fois que j’y repense. On n’oublie jamais ce genre de choses, on apprend à vivre avec c’est tout… mais comme il est long cet apprentissage ! Je n’en vois pas le bout.

La conne de service

Posté : 4 mai, 2012 @ 6:36 dans humeur du soir | 11 commentaires »

La conne de service, c’est celle qui dit toujours oui pour vous filer un petit coup de main, qui vous suit avec enthousiasme dans vos projets, qui vous écoute même au milieu de la nuit, qui se rend disponible quand vous avez besoin d’elle… C’est la même que celle que vous trouvez chiante, collante, bêtifiante quand tout va bien et que sa présence vous indispose. Vous n’avez plus envie alors,  de lui parler, pas envie de sa compagnie, pas même envie de savoir qu’elle existe…

Enfin, c’est sans importance, l’avantage avec les connes, pensez-vous, c’est qu’elles gobent tout ce qu’on leur raconte : les mensonges gros comme des maisons, les excuses bidons, les compliments à deux balles. On peut leur dire merde aujourd’hui et les retrouver demain fidèles au poste. Il suffira de prétendre qu’on était fatigué ou un peu énervé.

La vérité vraie pourtant est ailleurs. La conne de service est souvent trop gentille et trop meurtrie pour vous mettre le nez dans vos incohérences ou les énormités que vous lui débitez. Toutefois soyez certains que toute brave conne qu’elle soit, elle n’oubliera pas.

Bisounours

Posté : 22 avril, 2012 @ 10:09 dans humeur du soir | 3 commentaires »

Je suis un bisounours

Tendre, mignon, tout doux…

Affamé de caresses et de bisous.

Je vois la vie en rose,

Le monde est si beau !

Si gai, si drôle, tellement plein de bonnes surprises…

 

Je suis un bisounours,

Et pour le rester, j’avance avec des oeillères.

Je ne regarde ni ce qui est moche, ni ce qui est gris.

J’évite les mauvais coups, les coups de griffes,

Je m’échappe dès que le ton monte…

Je protège à chaque instant mon petit coeur tout mou…

Changer

Posté : 17 avril, 2012 @ 5:51 dans humeur du soir | 7 commentaires »

Changer… comme une nécessité quand on ne se supporte plus, quand on peine à se regarder, à s’écouter… quand même se lever le matin devient pénible. Changer en espérant devenir plus forte, plus intelligente… pas celle qu’on laisse sur le carreau sans regret et dont on profite. Changer pour s’améliorer, changer de vie, avoir une petite chance de se respecter soi-même. Changer pour se sentir libre, ce serait si doux, ne plus avoir d’entraves : qu’il doit être bon d’avancer sans nulle chaîne à son pied ! Changer pour avoir au moins ces quelques miettes de bonheur auxquelles tout le monde a le droit.

Devenir peut-être plus égoïste ? quand l’altruisme ne nous apporte rien, car même si on n’espère pas toujours de recevoir quelque chose en retour, on se croit au moins à l’abri du mépris de ceux qu’on aide. Devenir sourde aux douleurs des autres, à leurs préoccupations, à leurs problèmes, les laisser se démener, même quand il suffirait de tendre la main pour les secourir. Devenir un peu plus chiante : exiger au lieu de demander, ne plus jamais être conciliante, serviable ou arrageante.

Changer ou mourir… dans le fond je me demande quel est le pire.

Comme les pages d’un livre…

Posté : 8 avril, 2012 @ 5:39 dans humeur du soir | 2 commentaires »

Le livre de ma vie n’est ni une romance, ni un poème…. Ce sont des bouts de rien, écrits sans cohérence, du moins me semble-t-il. J’aimerais bien y trouver du sens, pour entrer dans l’histoire. Pas celle de l’humanité, la mienne. Je voudrais pouvoir l’écrire à l’encre de mes sentiments, l’inventer selon mon coeur. Mais son auteur est anonyme, il n’a que faire de mes avis. Il me dessine une existence d’après une trame à laquelle je ne comprends rien.

Je lutte, mais souvent à contre courant…  ou à contre temps.  Je suis une héroïne tantôt tragique, tantôt comique, à mon corps défendant. Je fais les pires sottises, je me perds dans mes tourments. J’aime…. mais pas les bonnes personnes, si tant est qu’il y a des bonnes personnes à aimer. Je pleure, je crie, je tourne en rond. Je voudrais tourner les pages à l’envers, tout effacer et puis refaire, mais on ne revient jamais en arrière.

L’auteur me malmène, un jour, c’est couru d’avance, il me tuera…  Le livre se refermera et ses pages, comme ma personne finiront en poussière.

 

 

Ecrire ou mourir

Posté : 28 mars, 2012 @ 7:32 dans humeur du soir | 7 commentaires »

Ecrire pour exister un peu… ailleurs que dans son miroir.

Ecrire en vain, peut-être, mais avec acharnement, comme on respire.

Ecrire pour se raconter, pour raconter les autres, les gens, la société.

Ecrire pour divertir et ça, ce n’est pas rien, pour apporter du rêve, un zeste d’évasion.

Ecrire pour rire de tout, et surtout de soi-même, écrire pour éviter de se prendre trop au sérieux.

Ecrire pour garder la tête haute… enfin, juste hors de l’eau, pour ne pas se noyer dans les turpitudes du quotidien.

Ecrire comme d’autres se droguent, boivent ou prennent des risques insensés en se jetant comme des oiseaux du haut des montagnes.

Ecrire pour soutenir une idée, pour la faire s’épanouir et lui donner une chance d’aller toucher d’autres esprits.

Ecrire pour dire ses sentiments, ses coups de gueules, ses colères, écrire passionnément à chaque instant.

Ecrire par désoeuvrement, un mot, une phrase, ou juste quelques lignes pour garder la main.

Ecrire pour ne pas devenir folle, ne plus entendre ces méchantes voix intérieures…

Ecrire pour se rapprocher de ces autres qui nous effraient parfois.

Ecrire dans sa tête, rien qu’en fermant les yeux.

Ecrire jusqu’à plus soif.

Ecrire, Ecrire

Ecrire…

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