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Petite chronique : Les aventures de Sherona

Posté : 7 septembre, 2016 @ 11:36 dans Non classé | Pas de commentaires »

Oyez oyez ! Comme vous le savez, je n’ai rien d’une chroniqueuse, mais le livre qui suit m’a donné envie d’écrire une petite bafouille sur le sujet…
les aventures de Sherona
Il s’agit d’un roman « Les aventures de Sherona » écrit par Fed Marty. Vous pouvez vous procurer ce précieux ouvrage sur le site Amazon en version numérique  (ou en version papier dédicacée, en en faisant la demande directement à l’auteur : la classe !). Il suffit de cliquer ici

Mon avis (en toute modestie) :
En lisant « les aventures de Sherona » de mon ami Fred Marty (un type vraiment sympa qui gagne à être connu), j’ai été agréablement surprise. De prime abord, on peut être rebuté par le côté classique de ce récit de Fantasy… oui, mais le classique a parfois du bon. Personnellement, je me suis sentie à l’aise dans cet univers, certes convenu, mais riche et cohérent. Par-dessus tout, ce sont les personnages qui m’ont conquise. Charismatiques et diversifiés, ils forment une galerie qui devrait satisfaire tous les goûts.
Pour ma part, j’ai un vrai coup de cœur pour Sherona (ça tombe bien vous me direz, vu que c’est quand même l’un des personnages principaux) dont les allures d’anti-héros font d’elle une protagoniste savoureuse. L’intrigue et les dialogues sont rythmés, le langage moderne… et le petit plus : l’orthographe et la syntaxe tiennent la route (un détail très important à mes yeux !).
Bref, je recommande vivement la lecture de ce roman aux amateurs du genre (aux autres aussi d’ailleurs… comme entrée en matière en Fantasy, c’est plutôt sympa). Vivement la suite ! (Là Fred, c’est un message personnel pour toi : au boulot !)

 

C’est ma première interview… Du coup, j’ai choisi un lieu qui m’est familier pour qu’elle se déroule au mieux. Une petite taverne qui ne paie pas de mine, située dans mon propre univers (eh oui, rien que ça !) et qui, me semble-t-il, sera parfaitement appropriée pour interroger un auteur de Fantasy. Pour ceux qui connaissent, il s’agit de la taverne de l’orque qui louche, tenu par le très sympathique Bert et sa petite famille…
Je n’ai jamais rencontré Fred Marty et je ne sais pas trop quoi m’attendre. Aura-t-il le physique musculeux d’un barbare du nord ? La grâce d’un elfe ou l’allure dépenaillée d’un bandit de grand chemin ? Le voilà qui arrive… et je n’en sais guère plus, vu qu’il est dissimulé sous un immense manteau de voyage.
Je l’invite à me suivre dans l’établissement, guettant sa réaction face à la faune locale. Moi qui voulais le surprendre et le déstabiliser, j’en suis pour mes frais : il pose un regard blasé sur tout cela, en homme habitué à ce genre de lieu. Il ne tique même pas, lorsque Bert pose devant lui un de ses répugnants cocktails maison. J’attaque tout de suite avec ma première question… quand il aura fini son verre, pas sûr qu’il sera capable d’aligner deux mots cohérents…

-Bonjour Fred, parle-nous un peu de toi ? Quel est ton parcours ?
-Auteur de 39 ans, j’ai été biberonné très tôt aux littératures de l’imaginaire en commençant par le jeu de rôle et les livres dont vous êtes le héros dès mes 8 ans, auxquels je joue encore aujourd’hui d’ailleurs. J’ai été très majoritairement Maître de Jeu (Œil Noir, Terres de Légende, Donjons & Dragons, INS/MV…) donc je crée des histoires depuis très longtemps, sous une forme interactive où il est surtout important de savoir rester cohérent quelles que soient les idées tordues des joueurs.

Cela conditionne aujourd’hui ma manière d’écrire des romans où je définis les personnages, l’endroit où je veux les amener, mais où je me laisse porter sur le chemin à parcourir en les « écoutant ». Du coup, je me vois presque plus comme un scénariste que comme un romancier ;)

De mémoire, je devais avoir 12 ou 13 ans quand j’ai dit pour la première fois que je voulais écrire. Et j’en avais 38 quand j’ai mis le point final à un roman, après avoir viré deux tonnes de blocages psychologiques.

En parallèle du JDR, j’ai énormément lu de Fantasy qui reste mon registre préféré. Les auteurs marquants pour moi sont David Eddings (la Belgariade et la Mallorée), Margareth Weis & Tracy Hickman (DragonLance, le cycle des portes de la Mort), Terry Pratchett et Neil Gaiman avec leurs grands récits d’aventure aux personnages forts et nombreux. Je suis fasciné par les groupes de personnages et les possibilités sans fin qui surviennent en les laissant interagir entre eux.

Je m’efforce aujourd’hui de mettre ces thèmes dans les deux séries que j’ai créées (New Adult Fantastique et Fantasy) et j’ai assez d’idées en tête pour de très nombreux tomes ;)

Je vois… Je ne suis pas en face d’un novice en la matière. J’entrevois un sourire sous sa capuche tandis qu’il se penche pour siroter une gorgée de son verre. Incroyable ! Le goût ne lui arrache même pas une grimace. A croire qu’il a le même estomac que sa Sherona ! Je poursuis sans toucher à mon propre verre.

-Quand et comment t’est venue l’idée d’écrire « les aventures de Sherona » ?

-C’est en deux temps. Les personnages principaux et le thème principal de l’aventure – le voyage au pays des morts – est un extrait d’une campagne de JDR que j’ai menée de 2003 à 2007 (dans l’univers de Planescape pour les spécialistes). J’ai eu envie de mettre en scène ces personnages que j’ai adorés et d’en faire une série de romans.

En parallèle, j’avais une idée de monde maison depuis 2001 que j’avais essayé de caser dans différents projets qui n’ont jamais dépassé le stade de concept. Mais l’univers a continué à grandir dans un coin de ma tête, et aussi dans ma bibliothèque puisque j’ai plusieurs guides sur les civilisations qui m’ont servi et vont me servir encore (ce sont les guides Belles Lettres des Civilisations).

Alors quand j’ai voulu écrire un roman sur les aventures de Sherona l’année dernière, j’ai mixé les deux en me réappropriant les personnages pour qu’ils vivent dans cet univers à moi. C’était en avril 2015.

Une rixe éclate dans un coin de la salle entre une bande de gobelins éméchés et une compagnie de fées pas très fraîches… Tandis que Bert y met bon ordre, j’essaie de reprendre le fil de mes pensées. Je n’ai toujours pas touché à mon verre, alors que Fred a déjà descendu la moitié du sien. Comment fait-il le bougre ? Je me secoue et je poursuis

-L’univers de ce roman est très riche… Penses-tu l’exploiter pour de prochains ouvrages ?

-Oh que oui ! Je n’ai fait qu’effleurer la surface de cet univers. Fondamentalement, toute cette civilisation est construite sur des Mensonges (oui, avec une majuscule). Pour différentes raisons, ces Mensonges sont en train de s’écrouler et le monde va connaître de profonds changements à tous les niveaux.

Il y a des quantités d’histoires possibles à raconter à ce sujet, selon l’angle que l’on veut donner, et j’ai bien l’intention de développer tout ça. Sherona ne pourra pas tout voir à elle toute seule. Idéalement, j’aimerais aller vers des notions de monde étendu où toutes les histoires que je pourrais écrire contribuent à l’enrichir et créer une saga (un peu comme les Annales du Disque Monde, d’une certaine manière).

Là mon garçon, tu me fais rêver ! J’imagine déjà cette splendide saga et machinalement je porte le verre à mes lèvres… Beurk ! Toujours aussi infect ! Fred vient de finir le sien et Bert, ravi, lui apporte un second verre. Dans quel état va finir ce malheureux ? Vite, j’enchaîne, tant qu’il tient encore assis !

-Quels sont tes projets (littéraires) pour l’avenir ?

-Je suis en train d’écrire un livre dont vous êtes le héros que je compte soumettre à un éditeur. L’objectif est de le boucler cet été. Ensuite, j’aurai le tome 2 des Chroniques de Gabriel à écrire (New Adult, Fantastique), puis le tome 2 des Aventures de Sherona en auto-édition.

Après, on verra, ça dépendra de plein de choses :)

Je ne sais pas ce qui est le plus extraordinaire : cette incroyable créativité ? Ou cette capacité démentielle à absorber verre sur verre comme si c’était du petit lait ? Il faut que j’achève rapidement. Le cocktail de Bert essaie de mettre le feu à l’intérieur de mon corps !

-Par quel biais tes fans peuvent-ils te contacter ?

-De préférence Twitter, c’est là où je suis le plus actif. J’ai aussi un compte Facebook, assez récent, où je ne parle quasiment que d’écriture.

Je suis aussi sur Scribay, mais pas vraiment bavard par manque de temps.

Et puis j’ai un site web aussi qui récapitule tout ça : D

Même que c’est sur Twitter que j’ai croisé Fred pour la première fois… Je ferme les yeux et j’avale cul sec ma boisson diabolique. Malgré la douleur je parviens encore à articuler quelques mots

-Merci à toi d’avoir bien voulu répondre à mes questions.

Sourire sous la capuche… C’est le moment que choisit Bert pour venir demander à mon invité si ses consommations lui ont donné satisfaction. Je n’ai pas le temps de le prévenir que Bert est un violent, qu’il répond par un « c’était immonde! » Catastrophe ! Il va se faire dézinguer… Eh bien non ! L’orque se tortille et lui tend un exemplaire des aventures de Sherona pour avoir une dédicace. Un fan ! Encore un ! Je salue Fred et j’admire sa démarche très droite tandis qu’il s’éloigne. Pour ma part, je crois bien que je vais rentrer à quatre pattes…

**********************

Un petit portait chinois avant de se quitter ?

— Fred, si tu étais un livre, lequel serais-tu ?

Celui qui revenait de loin (série des Conquérants de l’Impossible par Philippe Ebly)

— Si tu étais un film ?

Princess Bride (indémodable)

— Une série TV ?

Doctor Who (je compte pas le nombre de visionnages…)

— Une chanson ?

Somewhere Far Beyond (Blind Guardian)

— Un jeu vidéo ?

Final Fantasy VI

— Un personnage célèbre ?

The Doctor

— Un pays ou une ville ?

Havéna (une ville de l’univers de l’Œil Noir)

Le voyage immobile

Posté : 16 avril, 2016 @ 10:51 dans Non classé | Pas de commentaires »

Ferme les yeux. Installe toi confortablement, nous allons décoller. Est-ce que tu as assez chaud ? Tu es bien assise ? Prends tes aises, je t’en prie. Ote donc tes chaussures, elles ne te seront d’aucune utilité. D’ailleurs, pose tes pieds sur la table basse, tu seras beaucoup mieux. Voilà, tu es prête, nous pouvons y aller !
Sens tu le vent frais sur ton visage, tandis que nous prenons notre envol ? Il a un parfum de fleurs et d’herbe coupée. C’est aussi le parfum de la liberté. Tu vois ? Tu es légère comme une plume ! Rien ne te retiens, rien ne te contraint. Tes douleurs ? Tes tracas ? Ton quotidien ? Envolés ! Viens, allons plus haut, au-dessus des nuages ! Flirtons avec les étoiles !
Regarde ! Le soleil est heureux de nous voir passer ! Il nous fait une caresse. Oui, c’est sa main qui t’effleure, quand ce rayon doré se pose sur ta peau. Et là, sous nos pieds, voici la terre, voici les forêts, les prairies, les montagnes… la mer. Elle s’étend à perte de vue. Elle frémit doucement sous le vent. Ses eaux brillent comme des diamants.
Tu aimes ce voyage ? Allons plus loin ! Dans d’autres contrées, vers d’autres peuples… à la rencontre d’autres réalités. Pas d’interdit, ni d’impossible !
Tu es fatiguée ? Tes yeux se ferment ? Dors mon amie, rêve… c’est aussi une forme de voyage !

Maman

Posté : 11 avril, 2016 @ 10:49 dans Non classé | 1 commentaire »

Maman ! Tu es une déesse pour ton tout petit. Il ne vit que pour toi, il ne vit que par toi. Vois comme la joie illumine son visage quand il te regarde ! Sans toi il s’étiole. Tu es tout son univers.
Maman ! Regarde comme il s’accroche à ta main quand il apprend à marcher. Tu le rassures, tu le protèges, tu lui donne confiance en lui et pour te remercier, il brave sa peur et va de l’avant ! C’est pour toi, pour voir la fierté dans ton regard qu’il fait tous ces efforts.
Maman ! Tu es la confidente de ton enfant, celle à qui il peut tout dire. Tu souris à ses rêves naïfs, à ses amours naissantes, à ses petites colères, à ses amitiés, à ses désirs… Tu te souviens de celle que tu étais au même âge et tu te retrouves un peu en lui.
Maman ! Tu es le bouc émissaire de cet adolescent qui ne sait pas encore quelle voie il va emprunter. Il te fait vivre l’enfer; mais tu tiens bon la barre. Tu ne lâches rien. Cette période obscure, on te l’avait annoncée !
Maman ! Tu vis un dilemme quand ton enfant devient adulte. Il quitte le nid et prend son indépendance. Quelle tristesse de le voir quitter le nid… mais quelle fierté aussi ! Comme il a bien grandi !
Maman… Tu te sens parfois seule. Les turbulences de ta vie sont derrière toi. Puis soudain, du bruit : de petits pas qui accourent vers toi, un rire en cascade, de jeunes bras qui se jettent autours de ton cou et cette voix qui te dit « bonjour mamie ! »

La retraite du sage

Posté : 6 avril, 2016 @ 10:20 dans Non classé | 1 commentaire »

C’est une petite pièce où tu peux t’isoler pour méditer. Ici le monde n’existe plus, le temps se suspend… Bien assis, tu te reposes tranquillement. Tu ouvres une parenthèse dans ta journée, tu t’offres un moment de pure relaxation.
Prends un livre, une grille de mots croisés ou un journal : tu es libre mon ami, de faire ce que tu veux ! Aucun regard indiscret ne se pose sur toi en ce lieu. Tu peux donc être toi-même, sans craindre le jugement d’autrui.
Bien sûr comme toute chose en ce monde, l’instant de grâce se termine lorsque quelqu’un frappe à la porte en criant :
« Dis, tu comptes passer la journée aux toilettes ? Il y a des gens qui attendent ! »

Une nuit sans fin

Posté : 5 avril, 2016 @ 10:40 dans Non classé | 1 commentaire »

Tu n’es pas encore partie, mais tu n’es plus vraiment là. Tu es posée dans ce lit, comme endormie… sauf que tu ne te réveilles pas ! Tes enfants sont là, autour de toi. Ils te parlent, ils te tiennent la main. Ils guettent le moindre signe, la moindre de tes réactions. Terrible espoir qui les tient suspendus à chacun de tes souffles !
Où donc es-tu ? Perdue dans un rêve sans fin ? Errant entre deux mondes ? Qu’est-ce qui te retient là-bas ? As-tu retrouvé des êtres chers, aussi chers que ceux qui attendent ton retour ici-bas ? Nul ne peut savoir et l’attente se fait torture… Tout le monde vit avec toi, une longue nuit, presque sans fin.

Indésirable printemps…

Posté : 2 avril, 2016 @ 9:32 dans Non classé | 1 commentaire »

Et voilà, c’est reparti ! Il y a des gazouillis dans tous les coins, des chants, des roucoulades insupportables. Et ça meugle, ça bêle, ça aboie ! La nature se fait bruyante, verte, fleurie… écoeurante. Je hais cette saison. Je suis sans cesse dérangé. Mes voisins se livrent à des débats enfiévrés sans se préoccuper de ma présence. Quel manque de pudeur !
J’ai beau me terrer profondément, je les entends. Et puis, de toute façon, je suis bien obligé de sortir pour manger et boire. D’ailleurs, j’en profite pour me venger. Pas plus tard qu’hier, j’ai dévoré tout cru un paon qui faisait la roue à deux pas de moi. Celui-là au moins, ne me cassera plus les oreilles avec ses « Léon » désespérés.
Malheureusement, je ne suis pas épargné par cet odieux printemps. Depuis ce matin, une femelle blaireau rôde sur mon territoire. Je l’ai sentie. Je sais qu’elle est là pour moi. Bien sûr, je finirai pas céder à ses avances, car je suis faible. Je lui ferai quelques petits et ceux-ci reviendront m’enquiquiner les années suivantes. Vivement l’été !

Balade bucolique

Posté : 31 mars, 2016 @ 11:23 dans Non classé | 1 commentaire »

Il avait décrété que je devais l’accompagner les jours de pêche pour les servir lui et ses potes. Je n’étais bonne qu’à ça : faire le ménage, la cuisine et servir monsieur quand il claquait des doigts. Pas question de protester. La sanction était immédiate. La gifle partait avant même que je ne finisse ma phrase. J’avais donc développé des réflexes pour survivre. Je faisais le dos rond comme personne, laissant glisser les insultes et les menaces sans broncher.
Aujourd’hui, il avait décidé d’aller pêcher en montagne… Quelle idée saugrenue ! Je savais exactement comment cela allait se passer. Il voudrait se rendre dans l’endroit le plus inaccessible, pour être sûr de n’y trouver aucun autre pêcheur. Bien entendu, cela signifiait qu’il y aurait une longue et pénible marche à faire et que je serais chargée de porter tout le matériel… car il m’utilisait aussi comme une mule !
Le seul point positif, c’est que je ne voyais que son dos. Je ne supportais plus son visage. Pourtant, je l’avais aimé autrefois, avant que la bête en lui ne prenne le dessus. Mais c’était bien fini tout ça. Le temps avait fait son office et ses traits portaient toute la méchanceté qui était en lui. Quand je le regardais, je voyais le mal à l’état pur. Si jamais le diable avait une figure, je savais à quoi elle ressemblait.
Il s’arrêta. Il avait enfin choisi son endroit. Un amoncellement de rochers au-dessus d’un trou d’eau, le tout perché à une hauteur vertigineuse… J’étais certaine qu’il l’avait fait exprès car je ne supportais pas l’altitude.
Il installa son matériel sur le point le plus haut. Puis il m’appela. L’étrange douceur dans sa voix m’alerta. Quand il prenait ce ton, c’est que la correction n’était pas loin. Il aimait ça, me prendre par surprise. C’est comme ça qu’il entendait « me dresser ». Je m’approchai de lui avec la plus grande prudence, mais dès que je fus à sa portée, il me saisit par le bras et m’inclina au-dessus du gouffre.
-Regarde comme la vue est belle ! me dit-il en riant. Tu n’as pas envie de plonger prendre un bain ?
-Pitié, s’il te plait, pitié ! J’ai peur, sanglotai-je.
Mais il ne me lâcha pas. Ma terreur l’amusait. Quelque part au fond de moi, je me rendais bien compte que mes supplications ne faisaient qu’empirer les choses, mais mon esprit se refusait à fonctionner de manière raisonnée. Je me débattis, oubliant la menace des coups qui pouvaient s’abattre à tout instant. Du coin de l’œil, je vis son poing se lever.
Comment parvins-je à l’éviter ? Je l’ignore. Ce qui est certain, c’est qu’une grande force, celle du désespoir s’éveilla en moi qui me permit de me libérer. Emporté par son élan, il bascula dans le trou. Je vis son corps disloqué en bas et il me fallut quelques instants pour réaliser ce qui venait de se passer. J’aurais pu fuir, refaire ma vie, libre enfin. Le laisser crever au fond de son trou. J’ai choisi une autre option…
Comme une bonne petite épouse, je suis redescendue chercher des secours. Il était encore en vie. Il s’en est sorti… mais il est à présent paralysé, complètement à ma merci. Le plus beau, c’est que tout le monde admire mon courage, mon abnégation. S’ils savaient tous comme je savoure cette vengeance offerte par la justice divine !
A présent, j’ai retrouvé le plaisir de regarder son visage, car au fond de ses yeux brille aujourd’hui la peur qui habitait jadis les miens…

Un parfum d’adolescence

Posté : 30 mars, 2016 @ 10:29 dans Non classé | 1 commentaire »

Ouch ! Que le réveil est dur ce matin ! J’ai mal partout, je me sens faible… et surtout, j’ai tout oublié de ce que j’ai fait la veille. J’ai sûrement bu. Finalement, j’ai de la chance, car la gueule de bois n’est pas au rendez-vous. Je me traîne hors de mon lit et je jette un coup d’œil par la fenêtre. Bon sang ! Où suis-je ? Je ne reconnais rien !
Tout d’un coup, je réalise que mes parents doivent aussi se poser la même question. Ils sont probablement très inquiets. J’espère qu’ils n’ont pas appelé les gendarmes ! Où sont mes vêtements ? Je regarde autour de moi. Qu’est-ce que je portais déjà ? Ah oui ! Un jean et un joli pull rose à paillettes…. Le problème, c’est que je ne les vois nulle part. Il y a juste une horrible robe à fleurs posée sur un fauteuil. Comme je ne peux quand même pas me promener toute nue, je l’enfile en faisant la grimace.
A peine l’ai-je passée qu’une inconnue ouvre la porte. Elle a à peu près mon âge.
-Salut mamie ! dit-elle. Tu es déjà réveillée ? Tu as vu comme il fait beau aujourd’hui ? On va pouvoir faire un tour au parc !
Mamie ? Je regarde la robe. Elle n’a pas tort. J’ai l’air d’une grand-mère. Pour ne pas la vexer, je ne lui dis pas que je ne sais pas qui elle est. Elle semble gentille. On a du se lier d’amitié hier…
-Très bien, lui dis-je. Excellente idée ! Est-ce que je peux téléphoner ?
-Téléphoner ? fait-elle effarée. Qui donc veux-tu appeler ?
-Mes parents… ils ne savent pas que je suis ici.
-Euh… je te laisse une seconde et je reviens ! dit-elle en s’éclipsant.
Je trouve son départ précipité un peu suspect, alors je la suis discrètement. Elle ne va pas très loin, juste dans la pièce d’à côté. C’est un bureau où est assise une femme en blouse blanche.
-Docteur, ça continue, dit ma jeune inconnue. Cette fois, elle pense que ses parents sont encore en vie !
-Ne vous affolez pas ! Je sais que c’est difficile pour vous de voir votre grand-mère perdre la mémoire, mais ici, parmi nous, elle est en parfaite sécurité.
Sa grand-mère ? Je relève la tête et j’aperçois mon reflet dans un miroir. La robe à fleurs ne me va pas si mal… Elle est en parfaite adéquation avec le visage ridé et les cheveux blancs qui sont les miens. Je comprends mieux pourquoi je me sens si fatiguée ! Je retourne dans ma chambre sans m’apitoyer sur mon sort. De toutes façons, il y a de grandes chances pour que d’ici à quelques heures, j’aie tout oublié et que je me sente adolescente de nouveau !

Du nouveau sur le blog très prochainement…

Posté : 18 septembre, 2015 @ 11:05 dans Non classé | 2 commentaires »

loup face

Bonjour à tous !

Voilà plusieurs années que Nouvelles en vrac existe.  Ce blog avait surtout vocation, jusqu’à présent, à me servir d’atelier d’écriture. J’y livrais toute ma production : contes, nouvelles, poèmes, feuilletons, petits délires en tous genre… Je suis loin d’avoir épuisé le filon, mais je souhaiterais élargir un peu le panel de mes articles. De nouvelles rubriques vont donc faire leur apparition.

Tout d’abord, une rubrique « chronique de mes ami(e)s auteurs »… où je vous parlerai d’ouvrages, mais pas n’importe lesquels : des ouvrages dont je connais les auteurs et avec lesquels j’ai eu l’occasion d’échanger (on ne lit pas du tout de la même manière l’œuvre d’un parfait étranger et celle d’un ami. Je vous dirai ce que j’en ai pensé, ce que j’ai aimé ou non et je vous donnerai des liens pour vous procurer les œuvres en question… et je vous laisserai la parole. Si vous avez vous aussi lu cet ouvrage, vous pourrez venir donner votre avis. Je l’intégrerai à l’article.

Comme tous mes lecteurs ne sont pas des auteurs, j’ouvrirai aussi une rubrique « blogs à visiter ». J’y indiquerai ce que vous pourrez y trouver et ce qui moi, m’a attirée. Cette rubrique sera périodique (peut-être hebdomadaire ou au rythme dune chronique tous les deux jours), je suis encore indécise, mais je vais réfléchir à la question.

Enfin, une autre rubrique refera son apparition : je vous proposerai un thème sur lequel chacun pourra venir s’exprimer avec le média de son choix (billet d’humeur, texte, photo, chanson, vidéo…). Tout le monde est bienvenu !

Belle et douce journée à tous !

Ecriture : mon roman au fil des jours… plan, feuille de route et autres cartes pour ne pas perdre mes idées en route

Posté : 6 août, 2015 @ 7:00 dans Non classé | 1 commentaire »

loup noir

Mes personnages en main, mon décor planté, j’ai commencé à m’attaquer sérieusement à l’intrigue. Dans un premier temps, j’ai tracé les grandes lignes de l’intrigue principale, puis je me suis penchée sur l’histoire particulière de tous mes personnages. C’est ainsi que j’ai obtenu un plan pour mon roman, sous forme de fiches (pour pouvoir intercaler de nouveaux épisodes s’il me vient d »autres idées) relatant les différents épisodes. Le tout se trouve dans une (très glamour) boîte à chaussures (eh oui, je recycle !). L’intérêt est que je peux aussi décider de bousculer l’ordre des événements, rien n’est figé. A ce stade, je me pose encore de nombreuses questions. Vais-je garder tous les épisodes ? Quel genre de logique vais-je suivre ? Je n’ai pas envie d’un texte linéaire et chronologique. J’aimerais faire des retours en arrière, des parenthèses, surprendre mon lecteur en sortant des sentiers battus (tout un programme !).

Même à présent que j’ai entamé le premier jet, je continue à enrichir le plan en faisant des ajouts (me faudra-t-il une seconde boîte ?). Je pense que cette méthode n’est pas trop mauvaise. Ce sera à vérifier à l’usage…. Comment vous y prendriez-vous ? Avez-vous d’autres idées pour attaquer cette phase du travail ?

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