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Ecriture : mon roman au fil des jours… personnages

Posté : 5 août, 2015 @ 7:28 dans Non classé | 4 commentaires »

loup

Comment inventer des personnages qui sonnent vrai ? Pour l’écriture de nouvelles et de contes, je ne me suis jamais posé la question. L’intrigue étant souvent assez courte, il me suffit de les esquisser en quelques lignes et le tour est joué. Pour le roman, c’est différent. Ils vont devoir vivre sur de nombreuses pages. Il leur faut un peu plus d’épaisseur. J’ai donc travaillé de la manière suivante :

2. les personnages

Avant même d’avoir une histoire bien arrêtée, j’ai commencé à réfléchir aux personnages. Bien sûr, j’ai commencé par les héros. Dans mon cas, ils sont trois : Gorok, Aliéka et Ran. Je les ai défini en trois dimensions : leur aspect physique, leur profil psychologique et leur dimension sociale (entendez par là leur place dans la société et leur manière d’interagir avec les autres). Très vite se sont esquissés ensuite leurs proches, famille, professeurs, amis… Puis je suis passé du côté obscur de la force et j’ai aussi travaillé sur ce que j’aime par-dessus tout : les méchants. Comme je n’aime pas les histoires trop manichéennes, j’ai voulu des « gentils » pas trop lisses et des « méchants » avec de bonnes raisons d’être ce qu’ils sont (et pas dénués de sentiments non plus).

J’ai donc réalisé des fiches pour chacun de mes personnages. C’est un travail plus long qu’il n’y parait, mais qui est très utile. D’une part, il m’a permis d’ancrer tout ce petit monde dans mon esprit et d’autre part, il m’a déjà donné des embryons de l’intrigue, des pistes pour des intrigues secondaires qui viendront se greffer sur l’intrigue principale. En tout, j’ai eu besoin de quelques mois pour accomplir cette partie de ma tâche, alors qu’il ne s’agit que des prémices de mon roman.

Vous qui écrivez, de quelle manière abordez-vous cette partie de l’écriture ? Faîtes-vous de longs préparatifs pour créer vos personnages ou y allez-vous plutôt au feeling ?  J’avoue ne pas savoir ce qui est le mieux…

Pour finir, j’ajouterai un lien vers le site d’un magazine qui m’a bien aidée à trouver mes marques lorsque je me suis lancée la première fois en écriture. Il s’appelle « Ecrire Magazine » et vous le trouverez par ici.

 

Ecriture : mon roman au fil des jours 1

Posté : 4 août, 2015 @ 10:26 dans Non classé | 7 commentaires »

louve_b2

Pour ceux qui me connaissent bien, je ne vous apprendrai rien en vous disant que j’ai depuis longtemps le projet de me lancer dans l’écriture d’un roman. Le moment est venu pour moi de me lancer pour de bon et pour m’encourager à tenir le cap, j’ai décidé de partager cette expérience avec vous au fil des jours. Je peux dores et déjà vous parler de ce que j’ai déjà accompli (peu de choses en réalité, mais les grandes lignes sont là).

1. Le monde dans lequel se déroulera le roman :

J’ai opté pour la Fantasy, un genre que j’affectionne particulièrement (je suis une fan inconditionnelle de Tolkien et de  Robin Hobb pour ne citer que ceux-là). Mon monde (oui, le mien, être auteur, c’est jouer à être dieu… du moins virtuellement) est plus ou moins en place depuis quelques années. J’ai tracé des cartes, donnés des noms aux principaux lieux (mais en me laissant des blancs pour pouvoir continuer à le meubler au fil du temps), écrits plusieurs textes en rapport avec cet univers. Je l’ai appelé « Le monde Intérieur » (à l’époque, j’avais 17 ans), mon monde intérieur à vrai dire…

Plusieurs d’entre eux sont disponibles sur mon blog :

Le feuilleton (inachevé) « Akyram le loup »

Quelques contes (oeuvres de jeunesse) :

La forêt d’Aétos

Le chasseur

Mithra, père du phénix

Raïa, l’esprit de l’eau

Un présent divin

Les enfants d’Aérion

Le bouclier au loup

Le cristal d’Onadur

Comment Tiamat vint au monde

La mère de toute vie

L’épée de la Walkyrie

Capsos la grande

La résurrection de Céléna

La légende de Céléna

Le guépard qui voulait devenir homme

Le guerrier à la hache

La jeune fille et le soleil

Le désert d’Astorie

Les champs bénis

Les aigles d’Aérion

La légende du Mont Esdras

La légende du Mont Biz

Le dragon d’Azral

La malédiction des hommes du marais noir

Les origines du peuple des hommes loups

Vif argent ou le rêve d’un artiste

Olten et la princesse des fonds marins

La naissance d’un nouveau monde

Un feuilleton dont je n’ai encore écrit que le premier épisode :

La forêt des mégamorphes

Un autre feuilleton qui mériterait d’être retravaillé :

La Reine des mers

Ou encore ce feuilleton-ci :

Le clan des dragons

Les aventures d’un naturaliste dans « mes » terres :

Mémoires d’un naturaliste

Mais aussi un tout premier roman que je compte réécrire… mais là encore il ma faudra du temps (et du courage).

Eh bien, je ne pensais pas en avoir déjà tant écrit sur la question ! Je reviendrai demain pour vous parler des personnages de mon roman. Et vous ? Avez-vous un projet d’écriture en cours ? Par quoi avez-vous commencé ?

 

 

Dans le flou

Posté : 14 juillet, 2015 @ 5:44 dans Non classé | 2 commentaires »

mn39b.jpg Quand Andréa avait ouvert les yeux, il lui avait été impossible de savoir où elle se trouvait. La soirée de la veille ne lui revenait que de manière floue, elle ne se souvenait pas comment elle était arrivée là. Normalement, elle aurait du être dans sa chambre d’étudiante, couchée dans son lit, ce qui manifestement n’était pas le cas. Il faisait froid. Elle était allongée sur le sol et ne pouvait pas bouger. L’avait-on attachée ? Non… elle pouvait remuer les bras, c’était son torse et ses jambes qui étaient immobilisés. Elle sentait comme une masse sur sa poitrine qui la comprimait. Elle essaya de se tortiller pour se dégager, sans succès. Une peur sournoise commençait à lui tordre le ventre. Dans un instant, elle allait se mettre à hurler. Elle se força à retrouver son calme, la panique ne l’aiderait pas. Il fallait qu’elle réfléchisse.
Ses idées s’éclaircissaient peu à peu… juste assez pour réfléchir à la situation et essayer de comprendre ce qu’elle faisait là. Hier, elle avait bu en compagnie de deux filles du bâtiment d’en face. Elle ne les connaissait pas vraiment, mais elles étaient populaires sur le campus. Sur le moment, elle s’était réjouie que ces filles là s’intéressent à elle. Elle aurait mieux fait de se méfier ! Elles avaient dû profiter de sa naïveté pour glisser quelque chose dans son verre, de la drogue ou un somnifère. C’était sûrement une de ces farces qu’on faisait aux godiches dans son genre… Maintenant, elle n’avait plus qu’à attendre qu’elles se lassent du jeu ou que quelqu’un vienne la chercher. En espérant que quelqu’un viendrait… mais elle préférait ne pas y penser !
Elle s’était assoupie lorsqu’un bruit étrange, comme des percussions la réveilla. Tout compte fait, ce n’était pas des percussions, le son n’était pas assez régulier. Elle entendit des voix. Des gens s’interpelaient. Un chien jappa. Puis la lumière jaillit juste au-dessus de sa tête. Une voix cria : « Vite ! Amenez une civière par ici ! On a une autre survivante ! » Des bras solides la hissèrent. Il lui fallut un temps d’adaptation pour distinguer quelque chose dans le flot de lumière qui soudain l’inondait. Les bâtiments tout autour de l’université s’étaient effondrés, la route était fendue, le bitume avait littéralement explosé. Des gens couraient dans tous les sens : pompiers, médecins, infirmiers… Au loin, un groupe de journaliste essayait de franchir les cordons de sécurité. Andréa attrapa le médecin qui l’examinait par la manche :
_Que s’est-il passé ? demanda-t-elle.
_C’est une conduite de gaz qui a explosé ! Tout le quartier a été touché…

Cyrille

Posté : 16 octobre, 2014 @ 7:31 dans Non classé | 3 commentaires »

chat
Album : chat

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C’est une voix étrangère qui me réveille. Curieux, je suis pourtant certaine de m’être couchée seule hier soir… J’émerge doucement en essayant de comprendre ce qu’elle dit. Bon sang ! J’ai un mal de tête épouvantable et mon estomac a décidé de danser la salsa ! « J’ai faim ! Donne-moi à manger ! Faim ! Faim ! Faim ! » Je me redresse d’un seul coup en réprimant la nausée.

Tout tangue un peu, mais ma vue redevient peu à peu normale et je découvre d’où vient la voix… C’est mon chat, Cyrille qui me parle : oui, j’ai un chat qui s’appelle Cyrille. On me l’a offert lors de ma dernière rupture et comme j’étais un peu pompette (une rupture, ça s’arrose), je l’ai appelé comme mon petit voisin dont les jolies fesses me font rêver.

Bref, en m’apercevant que mon chat est soudain doué de la parole, je commence à maudire les copines. Qu’est-ce qu’elles ont bien pu me faire boire ? Est-ce que l’une d’elles a glissé quelque chose dans mon verre ? Cyrille s’impatiente. Il saute sur le lit et me donne des coup de patte : » T’es sourde ? J’ai faim ! Lève tes fesses et nourris-moi ! »

Oh merde ! C’est nul un chat qui parle… Je le trouvais plus mignon quand il faisait « miaou ! » Je passe ma journée à me dire ça en boucle, car Cyrille est très bavard. Pendant que je lui verse ses croquettes, j’entends ses commentaires : « Radine, va ! C’est quoi cette portion de fillette ? Déjà que tu me prends des croquettes discount… Le chat de la voisine, lui, on le nourrit de steak haché et de poisson blanc ! » Je lui réponds du tac au tac : « Le chat de la voisine, il a un pedigree, lui ! »

Cyrille boude trente secondes, puis se précipite sur sa ration. « C’est dégueulasse ! fait-il entre deux bouchées. On dirait du rat mort ! » Après manger, il file dans sa litière et là encore, il trouve le moyen de discuter : »Hum, que c’est bon et que ça fait du bien…. Je sais que tu m’attends avec ta petite pelle en plastique : ne t’en fais pas, je t’ai laissé de l’ouvrage ! » Il sort la queue en panache et je constate qu’il ne m’a pas menti.

Tout pour lui est sujet à palabrer. « Ouvre la fenêtre ! me demande-t-il. Je veux des moineaux, des mignons et délicieux petits moineaux… Laisse-moi sortir ou bien je pisse sur le paillasson ! Dis, tu m’entends ? Puisque c’est ça, je vais te pourrir le canapé… »

Arrivé au soir, je n’en peux plus. Je me couche exténuée, des boules quiès dans les oreilles pour ne plus l’entendre.  Après une bonne nuit de sommeil, je les retire, prête à affronter mon tyran à quatre pattes, mais ô bonheur : il miaule de nouveau. Toute contente, je l’accompagne dans la cuisine, mais une voix grave me cloue sur place : « Encore occupée avec ce stupide chat ! Aucune importance : pour la peine, j’ai bouffé tes pantoufles !  » Mon chien Roger (eh oui, j’ai un chien qui s’appelle Roger, comme mon facteur qui a de si jolies… enfin, vous avez compris !) me regarde avec un air de reproche.

Mademoiselle

Posté : 14 octobre, 2014 @ 10:46 dans Non classé, texte court | 1 commentaire »

mademoiselle
Album : mademoiselle

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Mademoiselle a soixante-quatre ans. On dit d’elle que c’est une vieille fille, mais visiblement, elle s’en fiche. Elle est bien dans ses baskets, bien dans sa tête, sa vie lui convient. Quand on ne connait pas son âge, on lui donnerait volontiers quinze ans de moins. Elle est active, plein d’énergie et généreuse aussi. Elle donne de son temps, parfois de son argent, toujours avec le sourire.

En surface, elle parait parfaitement heureuse, mais je m’interroge. Est-ce par choix qu’elle est restée seule ? Ou bien la vie s’est-elle chargée de l’isoler ? A-t-elle jamais connu la tendresse d’un homme ? Ou n’a-t-elle jamais osé sauter le pas ? Y’a-t-il des larmes sous son sourire permanent ? S’étourdit-elle d’activités pour combler le vide et le silence de son existence ?

Je n’ose pas le lui demander. J’ai peur de lui faire de la peine. Et puis je crains aussi sa réponse, car je suis comme elle, une vieille fille juste un peu plus jeune…

Le meilleur réseau du monde

Posté : 6 octobre, 2014 @ 10:14 dans Non classé | 1 commentaire »

Le meilleur réseau du monde,

Comprenez-le bien messieurs, dames,

N’est pas celui qui passe par l’informatique.

J’en connais un plus rapide et plus direct,

Qui relaie les nouvelles mieux que par voie électronique.

Pour ce réseau fantastique, pas besoin de câbles,

Ni d’antennes, ni de wi-fi, ni même de circuits électriques !

Afin de l’alimenter, la nature a tout prévu :

Il suffit de quelques langues qui s’agitent,

Au creux d’oreilles complaisantes.

Oui, messieurs, dames,

Le réseau de mon village est presque magique !

Ouvrez une fenêtre et même sans prononcer un mot,

On devinera vos pensées et elles se répandront bien mieux qu’un virus sur le web !

Depuis que le monde est monde (et peuplé d’humains),

La rumeur et les commérages ne se heurtent à aucun barrage.

Rien ne les tarit, rien ne les arrête.

Ce qu’on ne sait pas, on l’invente

Ce que l’on sait, on l’exagère.

Ici-bas et pour des siècles encore, les concierges sont rois !

Le Corse

Posté : 4 octobre, 2014 @ 12:23 dans Non classé | Pas de commentaires »

Le Corse est un vieux bougon qui habite dans le hameau voisin. Il ne parle à personne, sauf aux promeneurs qui s’aventurent sur sa propriété et c’est pour les menacer. Tout ce qu’on sait de lui, on l’a appris du facteur et de l’épicier, les deux seuls êtres humains à l’approcher, si on excepte le médecin, mais celui-ci ne nous raconte jamais rien : « secret professionnel ! » dit-il.

Il fait figure de légende ici, ce vieux grognon. Et il alimente les conversations quand la météo devient un sujet lassant. Comme on ne connait rien de sa vie, on a le champ libre pour tout inventer ! Avec ça, il est rhabillé pour l’hiver… Tantôt mafioso, tantôt terroriste, s’il se tient caché, c’est forcément pour échapper à la police !

Et puis un beau jour, une belle voiture traverse le village et va se garer chez le Corse. C’est comme ça qu’on a appris qu’il avait un fils avec lequel il s’était brouillé (heureusement que son rejeton était plus loquace que lui), que celui-ci s’était décidé à faire le premier pas de réconciliation avec son père qui était cheminot à la retraite, veuf… et même pas corse !

 

Une maladie galopante

Posté : 31 janvier, 2014 @ 11:59 dans Non classé | 5 commentaires »

La planète est malade.
Son front bouillonne de fièvre
Et laisse fondre sa calotte glacière.
Elle convulse en tremblements de terre…
Elle transpire en inondations
Et vomit en tsunamis.
Elle fait des éruptions violentes,
Mais ses boutons à elle sont des volcans.
Elle tousse et crache des eaux putrides,
Chargées de métaux lourds et de pollution.
Sa respiration est chaotique,
Elle s’essouffle en rafales et en tornades.
Elle n’a que ses yeux pour pleurer,
Et ses larmes coulent dans les tempêtes.
La planète est malade,
Elle a chopé un sacré virus : l’humanité.

Félines occupations

Posté : 25 octobre, 2013 @ 7:39 dans Non classé | Pas de commentaires »

Je me suis réveillée avec une irrépressible envie d’ouvrir la
fenêtre en grand… Pourtant, il fait frais et humide, ce qu’en tant
que grande frileuse, j’apprécie moyennement. Un éclair gris passe près
de moi et se jette par la fenêtre ouverte : mon chat qui visiblement,
ne craint pas la pluie. Je vais ensuite prendre mon petit déjeuner en
quatrième vitesse, mue par un étrange sentiment d’urgence. Qu’est-ce
qui presse autant ? Je l’ignore jusqu’à ce que je me retrouve devant
le sac de croquettes et que cela devienne évident : je dois me
dépêcher de nourrirle chat !
D’ailleurs, celui-ci est rentré de sa petite balade matinale et
m’attend sagement près de sa gamelle. Qu’il est mignon ! Comme je
l’aime !  Je verse sa ration dans le bol sans pouvoir m’empêcher de
caresser son pelage si doux. Mais tandis que je prends ma douche, le
même sentiment d’urgence revient. Vite ! Je dois donner de l’eau au
chat. Le pauvre ! Il meurt de soif… Ni une ni deux, je m’enveloppe
dans un drap de bain et je file lui porter secours.
C’est lorsque je suis occupée à m’habiller et que le désir
impérieux d’aller brosser le chat m’assaille que je commence à douter.
Je me retourne et je le regarde dans les yeux. J’y vois briller une
lueur aussi machiavélique que surnaturelle. Ma parole ! Il cherche à
m’hypnotiser ! Mais une maîtresse avertie en vaut deux. Le charme est
rompu. Qu’il aille donc faire sa toilette tout seul. Moi j’ai d’autres
chats à fouetter !

D’où vient cette douceur ?

Posté : 10 octobre, 2013 @ 10:46 dans Non classé | 1 commentaire »

D’où vient cette douceur qui soudain m’envahit ?

Est-ce ton sourire, simple et chaleureux qui bouscule ma vie ?

Est-ce ton regard où la tendresse luit ?

Est-ce ta main qui enserre la mienne à demi ?

… ou bien est-ce sentiment qui à chaque instant grandit ?

Qui s’enfle, qui s’étend et s’amplifie à l’infini ?

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