Nouvelles en vrac

Nouvelles, contes et autres textes courts…

Archive pour la catégorie 'Non classé'

Quand la vie s’essouffle…

Posté : 14 juillet, 2013 @ 12:39 dans Non classé | 5 commentaires »

Je manque d’air, j’étouffe…

J’ai essayé de reprendre pied.

Je me suis battue de toutes mes forces.

Mais un coeur, ça ne se répare pas à l’infini.

Je n’en peux plus.

Le beau temps est là, le jour est à la fête…

Mais sans moi.

Je ne suis pas vraiment là.

Je ne peux avoir goût à rien…

Car tout a la saveur de la peine.

Je suis fatiguée, tellement fatiguée…

C’est insupportable.

 

 

Et le sens moral ?

Posté : 13 juillet, 2013 @ 8:08 dans Non classé | 1 commentaire »

Que sont devenus le sens moral et la droiture ?

Où sont les limites de cette misérable humanité

Qui pille ses semblables sans le moindre scrupule;

Qui les piétine, qui leur crache au visage ?

Vers quoi évoluons-nous ?

Méritons-nous encore le nom d’êtres civilisés ?

Sommes-nous seulement restés des être humains ?

Ou bien des créatures en tous points inférieures aux animaux,

Eux qui ne se battent que par extrême nécessité

Et non par plaisir ou par cupidité ?

Où est l’honneur quand les serments ne veulent plus rien dire ?

Quand on se parjure aussi bien dans la vie publique que dans la vie privée ?

Où est le bien ? Est-il passé de mode ?

Où sont l’amour, la compassion, la solidarité ?

Qu’avons-nous fait de ce que nos ancêtres nous avaient légués,

De ce pour quoi ils se sont battus : des traditions, des valeurs ?

Sont-ils à jamais envolés ?

Ai-je ma place dans un tel monde ?

Comment y survivre ?

Et surtout pourquoi ? Pour qui ?

La vie est belle ? Où ça ?

Posté : 10 juillet, 2013 @ 10:10 dans Non classé | 2 commentaires »

La vie se déguise en apparences de bonheur,

Elle revêt de beaux habits, se fait souriante et tendre

Et c’est pour mieux te tromper….

Elle est sournoise, elle attend son heure.

Quand tu crois que tout va bien,

Elle tombe sur toi de tout le poids de la fatalité,

Elle t’écrase, elle te broie…

Si tu t’en remets et que tu continues, vaille que vaille d’avancer,

Elle en remet une couche,

Elle te frappe, c’est un massacre…

Mais comme elle aime qu’on dise du bien d’elle la vie,

Elle te laisse vivre ou plutôt survivre… et ça c’est la pire chose qu’elle puisse te faire subir.

Vivre quand tu n’as plus goût à rien, quand ta part à toi c’est la trahison et le chagrin…

La vitre

Posté : 9 juillet, 2013 @ 9:09 dans Non classé | 2 commentaires »

Saloperie de vitre qui me sépare de ce que je désire…

Je me lance contre elle, je m’y cogne à plusieurs reprises.

Rien à faire, elle ne veut pas voler en éclats !

Je pleure, les yeux fixés sur cette chose impossible à avoir,

Je m’éparpille en vains efforts,

Je m’épuise.

La vitre imperturbable me nargue.

Elle est dressée là, rigide et froide,

Cruelle parce que je ne fais qu’entrevoir ses promesses,

Sans jamais pouvoir les atteindre.

Un jour peut-être, l’imbécile de petite mouche que je suis, traversera la vitre et le touchera enfin, ce chaud soleil de l’amour… oui, mais alors, ne s’y brûlera-t-elle pas les ailes ?

Légère ?

Posté : 18 juin, 2013 @ 8:59 dans Non classé | 2 commentaires »

Ce n’est pas parce qu’on semble légère qu’on est évaporée….

On peut aimer profondément sans trop le clamer.

Et ce n’est pas parce qu’on cache ses larmes

Qu’elles ont cessé de couler.

Ce n’est pas parce qu’on plaisante,

Qu’on ne réfléchit pas…

La légèreté est une apparence qu’on se donne

Pour que nos vies semblent plus faciles à porter…

Je ne me sens pas vide, je ne me sens pas creuse…

Des pensées me traversent parfois qui en surprendraient plus d’un si je les laissais s’exprimer.

Alors qu’on me dise que je suis superficielle, je veux bien : mais avec deux ailes, pour échapper à la gravité…

Sous la treille (attention, texte érotique)

Posté : 4 juin, 2013 @ 8:51 dans Non classé | 3 commentaires »

Sous la treille
     Il nous appelle au clair de lune et nous le rejoignons au fond des vignes. Mes soeurs me tiennent par la main et m’entraînent jusqu’au grand Bacchus. Il se dresse, silhouette sombre sur le ciel étoilé, son sexe entre les doigts. Je tends mes lèvres vers ce membre majestueux, avide d’en éprouver la chaleur et la douceur… Tout à l’heure, il me prendra avec force, fouillera mon ventre et me donnera cette jouissance qui me ramène toujours à lui.
Pour l’heure, nous nous livrons à des jeux tendres, tout en frôlements et en caresses. Des effleurements qui enflamment nos épidermes, qui affolent nos sens et attisent notre faim du mâle qui nous regarde nous embrasser et nous cajoler comme si nous lui rendions hommage.
Parfois, il se fend d’un geste affectueux envers l’une ou l’autre d’entre nous : ses lèvres s’égarent sur une tempe ou sa langue chatouille un téton. Nous sommes si proches que nous nous en sentons toutes honorées. Pas de jalousie, pas de rivalité pour nous diviser.
Arrive le moment où il entre lui-même dans la danse. Qui n’a jamais ressenti l’enivrement de ce divin amant, ne peut comprendre l’état de transe qui est le nôtre ! Le plaisir nous pénètre, nous soulève, nous enrobe complètement. Nous ne sommes plus femmes de chair, mais déesses de l’amour. Ce n’est plus du sexe, mais de la magie qui nous transporte hors de nous.
Les corps se mêlent, frottements de peau et fluides échangés. L’orgasme jaillit en même temps que nos cris de joie, nos râles de bonheur suant et haletant. Les rayons de la lune nous font étinceler l’espace d’un instant, puis un nuage voile l’astre et le calme revient.
Nous regagnons notre demeure, sages comme des rosières.
Evoé mes soeurs ! La nuit prochaine, le maître reviendra…

La froideur

Posté : 24 mai, 2013 @ 9:25 dans Non classé | Pas de commentaires »

Il fait froid en mon coeur comme en ce printemps qui se meurt et qui laisse place à l’automne alors que l’été ne semble pas vouloir venir. J’ai nourri des espoirs qui tels certaines plantes du jardin, se sont flétris, anéantis par le manque de chaleur humaine que j’ai attendue en vain. Je ne sais si le soleil reviendra, mais ma confiance dans le genre humain sûrement pas. Les derniers lambeaux que je serrais encore dans un coin de mon esprit se sont enfuis.

Il faudra que j’apprenne l’indifférence pour lutter à armes égales, l’égoïsme total, la mauvaise foi, l’absence de tout scrupule. Heureux ceux qui ont un coeur de pierre, je les envie.

Le trou se referme

Posté : 15 mai, 2013 @ 12:49 dans Non classé | 1 commentaire »

J’ai cru gravir les obstacles, remonter du fond du gouffre et retrouver l’air libre… Je me suis trompée. Il n’y avait rien au-delà du gouffre, ni soleil, ni chaleur, ni amour, ni tendresse, ni compagnie d’aucune sorte.  J’ai osé demandé un peu d’attention… selon moi, ce n’était pas grand chose. Mais c’était suffisant pour qu’on me jette de nouveau au fond du gouffre et qu’il se referme au-dessus de ma tête sans espoir d’en sortir… Oh parfois je voudrais mourir… ça ne changerait rien au reste du monde, mais je ne serais plus là à souffrir !

La grincheuse et la bien aimable

Posté : 7 mars, 2013 @ 2:12 dans Non classé | 4 commentaires »

                       La grincheuse et la bien aimable
     Ce matin, aussitôt que j’ai ouvert les yeux, j’ai senti qu’elles étaient là toutes les deux : la grincheuse et la bien aimable. Le téléphone, sur la table de chevet, a vibré et la grincheuse a râlé… heureusement, c’est la bien aimable qui a répondu, sans s’occuper des réflexions désagréables de l’autre qui voulait rester couchée, d’autant que la météo était maussade.
     Au petit déjeuner, la bien aimable a savouré ses tartines tandis que la grincheuse pestait contre son café trop brûlant. Pendant que je me douchais, avec le sourire de la bien aimable sur les lèvres, je sentais la grincheuse s’agiter à cause de l’heure qui tournait. Je me suis habillée, coiffée (pas du tout aidée par la grincheuse qui geint quand je démêle mes cheveux) et je suis partie pour le boulot.
     En chemin, j’ai rencontré le remplaçant de ma factrice… un dragueur de bas étage qui croit opportun de m’adresser des sourires séducteurs. Si la bien aimable lui a murmuré un bonjour furtif en passant, la grincheuse et moi avons pris grand soin de le toiser, afin qu’il prenne ses distances. Une dame, de mes clientes, se tenait sur le trottoir, un large pansement sous le menton. Je l’ai saluée sans m’attarder sur les pensées de la bien aimable qui s’apitoyait sur le sort de la brave dame (mais que lui est-il donc arrivé ? La pauvre…) ni sur celles de la grincheuse qui avait une théorie toute personnelle sur l’état de ma concitoyenne : elle pensait qu’elle avait subi l’ablation de la vilaine barbichette qui ornait le bas de son visage (je sais : la grincheuse est méchante).
     Je suis entrée dans le bureau, taraudée par la grincheuse qui n’admet pas le moindre écart dans les horaires d’ouverture et cherchant vainement la bien aimable qui se fait la malle dès qu’on lui parle de travail. Ah ! La journée va être longue… Heureusement que je ne suis pas seule et que les multiples facettes de ma personnalité ont la bonté de me tenir compagnie !

Endolories

Posté : 9 février, 2013 @ 1:41 dans Non classé | 5 commentaires »

                                      Endolories
     Elles sont voilées, enfermées à double tour, dépouillées du moindre droit, sauf celui d’obéir à l’homme…
Mais on continue à les accuser de tous les maux, à leur faire endosser les fautes.
On les punit, on les torture, on les lapide ou on les fouette.
Le père, le mari, le frère sont les plus acharnés…
On leur apprend dès leur plus jeune âge à baisser les yeux et à courber le dos.
Elles meurent si elles ont trop de caractère et qu’elles se rebellent.
Elles meurent aussi si l’homme qui régente leur vie en décide ainsi…
Endolories, leurs cris sont des silences glacés, de muets appels à l’aide…
Parler au monde leur est interdit.
Et au nom de quoi ?
De leur naissance,
D’une religion dont on a détourné les dogmes,
De leur sexe qu’elles n’ont pas choisi…
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