Nouvelles en vrac

Nouvelles, contes et autres textes courts…

Le chaman 5

Classé dans : le chaman — 16 mars, 2016 @ 11:39

A mesure que je m’approchais du sommet et de son cratère, mon énergie se décuplait. D’où me venait cette force ? Puis la voix s’adressa à moi. Elle était tellement puissante que j’en tombai à la renverse.
-Pourquoi as-tu tant tardé ? gronda-t-elle. J’ai pourtant tout fait pour te faciliter la tâche.
-La tâche ? Quelle tâche ? m’écriai-je surpris.
La voix rit. Le volcan en trembla.
-Ton initiation jeune chaman ! fit-elle amusée. As-tu donc oublié ?
Oublié quoi ? J’étais perdu…. Puis des morceaux de mémoire me revinrent. J’étais dans la tente enfumée de mon maître. Je buvais une boisson amère. Sans doute un mélange d’herbes. Puis soudain plus rien… le vide total. Que s’était-il passé ?
-Tu voulais devenir chaman garçon… Te voilà dans le monde des esprits. Si tu en sors, tu poursuivras ta voie vers la sagesse, sinon…. tu resteras ici pour me servir.
-Qui êtes-vous ?
-C’est difficile à expliquer. Je suis beaucoup de choses et pourtant, je n’ai pas de forme. Ou plutôt, mes formes sont multiples. Chacun me voit ou m’entrevoit à sa manière. Tout dépend de l’état d’esprit et du niveau spirituel de celui qui me regarde.
-Mais moi je ne vois rien, fis-je dépité.
-Commence par me regarder et tu me verras !
J’écarquillai les yeux à les faire rouler hors de leurs orbites.
-Idiot ! dit la voix. Pas avec ces yeux-là ! Utilise ton esprit !

A suivre…

Le chaman 4

Classé dans : le chaman — 11 mars, 2016 @ 11:49

Vu d’en bas, le volcan semblait immense… En pleine ascension, il me parut encore plus haut, car je sentais sa grandeur dans le moindre de mes os. Le soleil se mit de la partie. Il avait pourtant pris son temps avant de sortir des nuages, mais à présent, il se faisait brûlant, rendant mes gestes encore plus pénibles.
J’avais soif, la tête me tournait, si bien que je dus m’arrêter. Je n’avais pas encore gravi le quart du volcan. Je n’y arriverais jamais. J’étais bien trop affaibli. L’endroit où je me trouvais n’était pas très confortable. néanmoins, je m’étendis sur le dos et je fermai les yeux.
Je du m’endormir, car lorsque je les rouvris, le soleil était moins haut dans le ciel.
Je me remis à grimper. La fatigue avait disparu, mais les douleurs et la soif aussi : je ne me l’expliquais pas. Peut-être aurais-je la clé de ce mystère en arrivant en haut. J’étais en tout cas impatient de découvrir qui m’y attendait !

A suivre

Le chaman 3

Classé dans : le chaman — 10 mars, 2016 @ 11:47

Le varan cheminait devant moi, m’ouvrant la voie. J’avais bien du mal à le suivre. Je m’arrêtai plusieurs fois, espérant qu’il ralentirait, mais ce fut peine perdue. L’animal remplissait sa mission sans s’attarder à ce genre de considérations. J’essayais de ne pas le perdre de vue, car la jungle qu’il nous faisait traverser était très dense.
Malgré toute mon attention, soudain il disparut. Je devrais plutôt dire qu’il s’évapora. Je stoppai net, en proie à un début de panique. Mais la raison me revint. Ici, il n’y avait pas d’homme, juste des bêtes. Or, c’étaient les hommes qui étaient à craindre. Si le varan n’était plus visible, je percevais encore son esprit.
Je parvins à le retrouver, au pied de ce qui me parut être au début une montagne, mais qui en réalité, était un volcan. « Tu dois grimper là-haut, me dit-il. Si tu restes en bas tu meurs. Mes frères te dévoreront ! » Il me tourna le dos et reprit le chemin de la plage. La pluie avait cessé. Mon ascension en serait facilitée.

A suivre…

Le chaman 2

Classé dans : le chaman — 9 mars, 2016 @ 12:15

Il pleuvait. Comme c’était doux ces gouttes sur mon visage ! J’ouvris la bouche et elles tombèrent sur ma langue, lavant le sel que l’eau de mer m’avait fait avaler. J’ouvris les yeux, découvrant un ciel gris et chargé… mais j’étais tellement heureux de le voir ! Ainsi, j’avais survécu… Epuisé, je tournai la tête pour découvrir si mes compagnons s’en étaient sorti eux aussi.
Un spectacle de désolation s’offrit à ma vue. Des débris de toute taille jonchaient la plage. Des cadavres également… Certains étaient atrocement mutilés, broyés par la fureur de l’océan. J’étais seul. Enfin presque : l’endroit où j’avais échoué grouillait de vie animale. J’entendais une multitude d’esprits autour de moi.
L’un d’eux entra en contact avec moi. C’était une mouette. Elle était curieuse. Qu’est-ce que je faisais là ? Etais-je ou non comestible ? Elle fut déçue lorsque je lui affirmais que non. Quant à ce que je faisais là… je lui répondis que je me reposais. Elle s’envola, plus du tout intéressée par ma petite personne. Je m’assis péniblement et là, je découvris un énorme varan qui me fixait.
« Bien, fit-il dans ma tête. Mets toi en marche ! Tu es attendu ! »

A suivre

A fond de cale épisode 1

Classé dans : le chaman — 8 mars, 2016 @ 12:34

Je me suis réveillé au fond d’un bateau…. Je n’ai pas su tout de suite que c’était un bateau, car il faisait sombre et les bruits qui me parvenaient étaient difficiles à identifier. Et puis j’ai senti le roulis. Mon père était pêcheur, cette sensation m’était familière.
Je ne me suis pas demandé ce que je faisais là, je le savais. J’avais été pris dans une rafle. Il devait y en avoir d’autres comme moi tout autours. D’ailleurs, j’entendais leur respiration, leurs pleurs, leurs plaintes… Ce qui était vraiment horrible par-dessus toute cette détresse humaine, c’était l’odeur.
Nous sentions plus fort que des bêtes, car on ne se souciait pas de notre hygiène. Nos cages, où nous étions entassés les uns sur les autres, étaient chargées d’excréments. La seule mesure destinée à un semblant de salubrité consistait à sortir les cadavres des malheureux qui succombaient, et à les jeter à la mer.
Nous étions des marchandises. Du moins aux yeux de ceux qui nous avaient enlevés. Cependant, ils n’allaient pas tarder à comprendre que j’étais une marchandise dangereuse, fatale même. Je fermai les yeux et laissai mon esprit sortir de mon corps. Libre, il partit à la recherche de secours. Il y en avait tout près, à quelques dizaines de mètres du bateau, dans les profondeurs.
Ils étaient deux…. des Léviathans, ces dragons marins que certains pensaient imaginaires. Mon esprit alla à la rencontre des leurs. Je suscitai des images de pitance facile à attraper, je leur indiquai où nous étions.
Lorsque le bateau se mit à tanguer, je sus que les Léviathans m’avaient entendus. Je ne sortirais pas vivant de leur attaque, mais comme mes compagnons de misère, je mourrais libre et ma mort serait vengée par celle de mes geôliers…

A Suivre…

Edda la guerrière

Classé dans : texte court — 4 mars, 2016 @ 1:10

« Guerrière, éveillez-vous ! » La voix impérieuse la tira du néant. Immédiatement, une sensation étrange la submergea. Ce corps n’était pas le sien. Elle s’assit et regarda autour d’elle. Un miroir… il lui fallait un miroir ! Elle se leva, fit quelques pas dans la petite pièce où elle se trouvait. Comme elle était légère ! Elle se souvenait de son poids, de son embonpoint, elle s’en souvenait dans sa chair. Elle en avait tant souffert !
En ouvrant la porte qui donnait sur une salle d’eau, elle trouva enfin ce qu’elle cherchait. Mais qui donc était cette étrangère, face à elle ? Elle avait des cheveux courts, gris, coupés en brosse, un corps sec, musculeux et les traits de son visage étaient tellement durs ! Elle porta ses doigts à sa joue afin de vérifier que tout cela était bien réel. Cependant, même avec la sensation du toucher, si concrète sur sa peau, elle n’arrivait pas à y croire.
Un flot d’images s’imposa à son esprit. Elle manque d’en tomber à la renverse. Elle se vit, telle qu’elle était avant, son vrai moi : une jeune femme plus que ronde, avec des joues rebondies, un sourire jovial et des yeux qui pétillaient de malice… Et surtout, elle était entourée de gens qui l’aimaient. Où étaient-ils passés ? Des larmes montèrent, tandis qu’une panique affreuse lui tordait le ventre.
« Ressaisissez-vous guerrière ! Ce ne sont que les effets secondaires du voyage. Ils vont s’estomper et votre mémoire va revenir ! A ce propos : félicitations ! Les émotions que vous avez ramenées avec vous sont de toute première qualité. C’est du bon travail ! »
D’où venait cette voix ? A qui appartenait-elle ? De quoi parlait-elle ? Elle devait sortir d’ici. Ses proches allaient s’inquiéter… Puis l’apaisement vint. Ou plutôt l’absence de sentiments. Ces gens ne lui étaient rien. Elle les connaissait à peine. Ils n’étaient que des paramètres dans sa mission. On l’avait envoyée dans cet autre monde pour récolter leurs émotions, car les émotions sont le carburant de la magie. Elle était une guerrière des âmes, capable d’emprunter le corps d’une personne située sur un autre plan astral pour parvenir à ses fins.
Comme un parasite, elle s’invitait dans la vie de son hôte, partageait son quotidien et celui des gens qu’il aimait. Puis, elle s’emparait des émotions suscitées au cours de sa mission.
L’apothéose était atteinte lors de son départ, car alors, son hôte mourrait, ce qui provoquait un déluge d’émotions autour de lui. Elle revenait à chaque fois avec une récolte généreuse, suffisante pour alimenter les mages de son propre monde. Bien sûr, cela impliquait un esprit de sacrifice. Il fallait être en mesure de supporter et de subir les sentiments qui la pénétrait lors de ses missions. Une souffrance inusitée pour ceux qui vivaient ici. Heureusement, à son retour, tout redevenait normal. Plus d’émotions d’aucune sorte, hormis celles qu’elle ramenait au conseil.
« Ne vous l’avais-je pas dit ? Tout est rentré dans l’ordre. Prête pour une nouvelle mission ?

Un petit voleur (partie 3)

Classé dans : les enfants d'Aérion — 16 octobre, 2015 @ 10:12

cheval

Ce sont des cris qui me réveillent… Un vieux bonhomme hirsute a découvert ma présence dans la paille et il m’invective comme si j’avais voulu lui voler son canasson. Qu’aurais-je fait d’un bourrin pareil ? Je ne sais même pas monter à cheval ! Je me relève calmement, sans m’inquiéter de la fourche menaçante pointée sur moi : la main qui la tient est par trop tremblante. Je caresse en  passant l’encolure de l’animal. Il est bien plus aimable que son maître. C’est là que le miracle s’accomplit : je reçois des images dans ma tête, des sensations. Je sais qu’elles viennent de la bête. Elles me disent une souffrance cachée, là sous le sabot.

-Votre cheval a quelque chose d’enfoncé dans la fourchette, dis-je à l’homme qui baisse un peu son arme de fortune. Cela lui fait très mal, vous voyez, juste là ?

J’attrape le pied de l’animal qui se laisse faire docilement et c’est cela qui achève de convaincre son propriétaire.

-Bon sang de bois ! s’écrie-t-il. C’est bien la première fois que je vois cette bourrique se laisser toucher comme ça ! Petit, tu as un don ! Dire que je me demandais pourquoi il ne voulait plus manger… Je n’ai rien vu, il ne boîte même pas…

Finalement, le vieux est plutôt gentil. Il m’offre un bon morceau de pain… un peu rassis, mais pour un estomac vide, c’est un régal ! Je repars de chez lui ragaillardie, d’autant qu’il m’offre de dormir dans son écurie chaque fois que j’en aurai envie. C’est fou comme la perspective d’avoir un toit au-dessus de la tête, si humble soit-il, peut vous changer la vie ! Pour l’heure, je prends congé de mon hôte avec une idée en tête : vérifier si ce qui s’est produit avec le cheval, se produira de nouveau avec d’autres animaux…

A suivre…

Un petit voleur (partie 2)

Classé dans : les enfants d'Aérion — 15 octobre, 2015 @ 10:38

nuit

Le mage est plus rapide que le marchand de légumes, plus en forme et beaucoup plus malin. Il nous coupe la route un peu plus loin. Un sourire avenant sur les lèvres, il nous adresse la parole d’une voix toute douce :

-Pourquoi fuyez-vous, mes petits ? Je ne suis pas ici pour vous faire du mal, bien au contraire ! Approchez, j’ai quelque chose pour vous…

Je retiens Salmia qui a fait un pas vers lui, hypnotisée par son regard. Il a mis toute la gentillesse du monde dans ses yeux et nous autres, c’est une chose dont nous n’avons pas l’habitude.

-Ne bouge pas malheureuse ! C’est un ensorceleur…

-Tu te trompes, enfant, mes intentions sont pures ! reprend l’homme.

Comment a-t-il fait pour m’entendre ? J’ai à peine chuchoté à l’oreille de la petite ! Je suis sûre qu’il a utilisé sa saleté de magie. Je tire Salmia par le coude et je crie aux autres de faire demi-tour. Hélas, personne ne m’écoute. L’homme a sorti un paquet de petites brioches toutes chaudes et les mains de mes gamins se tendent toutes vers lui. Les idiots ! Puisque c’est comme ça, je les laisse à leur triste sort. Pas question que je finisse dans le laboratoire d’un sorcier ! Je me sauve sans écouter sa maudite voix qui se fait caressante pour nous retenir.

Ma fuite est passée inaperçue. Pas un de mes enfants ne m’a suivie. Leur amour pour moi n’a pas résisté  face à une misérable brioche…. Quelle bande d’ingrats ! Je les attends quand même deux petites heures en me disant qu’une fois repus, ils retrouveront peut-être leur bon sens. Je suis bien bête. La nuit va bientôt tomber et ils ne sont pas là. J’ai comme une boule au fond de la gorge, mais je ne pleure pas. Les larmes, c’est pour les morts, pas pour les petits crétins qui n’écoutent rien de ce qu’on leur dit !

Je me cherche un refuge pour la nuit… pas celui de d’habitude. Qui sait si le mage ne m’y attend pas ? A force de marcher, je trouve une petite place dans une vieille écurie. Deux planches disjointes me permettent de me glisser à l’intérieur, malgré les portes fermées. J’ai faim, mais au moins je n’aurai pas froid. Je me roule en boule dans un coin, loin des sabots du vieux cheval qui dort là et je me laisse emporter par le sommeil.

A suivre…

Un petit voleur

Classé dans : les enfants d'Aérion — 14 octobre, 2015 @ 6:41

enfant haillon

-Petit voleur ! me crie le marchand de légumes qui heureusement pour moi, est trop gras pour me rattraper. Attrapez-le ! Voyons, ne le laissez pas s’enfuir !

Il s’égosille au beau milieu de la rue, pour trois malheureuses pommes de terre dont l’absence ne viendra guère réduire son tour de ventre… Je me moque de lui, m’arrêtant pour l’attendre, suant et suffoquant, pour finalement détaler à la dernière seconde.

-Un effort mon gros ! Tu y es presque !

Je l’encourage en improvisant une petite danse et en lui faisant mille courbettes. Des rires fusent. Le gros marchand me jette un regard terrible. Me voilà avec un ennemi mortel… un de plus ! Lasse de ce petit jeu, je file dans une ruelle. Trop vive, pour qu’il puisse seulement espérer me suivre ! Les gosses m’attendent. C’est ma petite bande. Ils sont une dizaine, sales et morveux, toujours le ventre vide. Trois patates pour toute cette troupe, c’est un peu léger. Heureusement, Jonas lui, a dérobé un chou… et la petite Salmia, avec son sourire angélique, s’est emparée d’une botte de carottes terreuses. Chacun de mes petits est revenu avec son propre butin. Comme je suis fière d’eux ! Car je suis une fille, en dépit des apparences, même si mon visage crasseux ne le laisse que difficilement deviner. Je suis le chef de ces enfants, tout aussi sales que moi, leur « man » comme ils m’appellent.

Nous sommes une sorte de famille, dont les membres vont et viennent… Ce ne sont pas toujours les mêmes petits. Certains s’en vont tenter leur chance ailleurs, d’autres partent fricoter avec d’autres bandes… et puis, il y a ceux qui trop faibles, meurent un beau matin au coin d’une rue, dans la fange où ils sont nés. J’en ai vu tant de mes petits s’éteindre ! Malades, affamés, terrassés par le froid… me serrant de leurs petites mains glacées, leurs pauvres petites mains ! J’ai pleuré pour chacun d’eux. Je suis avare de mes larmes d’ordinaire, mais c’est tout ce que je peux faire pour ceux qui tombent ! Il faut être dur dans la rue, au physique comme au moral, ne pas craindre les coups qui pleuvent parfois sans crier gare. Il faut savoir se méfier de chacun : bandes rivales, passants, marchands, soldats et mages… surtout les mages.

Ceux qui les suivent ne reviennent jamais… C’est pourquoi, en apercevant un de ces vilains oiseaux qui nous fait signe, nous prenons tous notre envol !

A suivre

Sélène

Classé dans : les enfants d'Aérion — 13 octobre, 2015 @ 11:57

loiuveteau

Elle s’éveille. Je sens son pouvoir grandir, même si elle ne le perçoit pas elle-même. Ce n’est qu’une enfant… moi aussi du reste. Pressée contre le flanc de ma mère, au milieu de mes frères et sœurs, c’est son esprit qui se manifeste le plus clairement pour moi. Elle se croit seule, mais son âme réclame la mienne. Nous sommes liées pour la vie. J’entends ses peines. Je ressens ses joies. Nous grandissons de concert et nous apprenons ce qu’il nous faut apprendre : la magie et les herbes pour elle, la chasse et les bois pour moi. Elle ne m’entends toujours pas, mais je sais que tôt ou tard, ce jour viendra. En attendant, je prends des forces. Lorsque nous cheminerons côte à côte, je serai assez forte pour la protéger.

Les membres de ma meute sentent ma différence. Ils me respectent car je les surpasse en taille, mais peu à peu, ils m’évitent. Je les effraie. Certains me perçoivent même comme une menace. Pourtant, je suis utile au groupe. Je fais respecter notre territoire, traquant impitoyablement les intrus qui osent s’y aventurer. J’apporte plus que ma part à la chasse, nourrissant à moi seule, la moitié de notre clan.

C’est ma manière de penser qui les dérange…  Là où mes frères se livrent à leurs instincts, je contrôle les miens. Je ne deviens pas folle à l’odeur du sang. Je ne cherche pas à prendre à tout prix le pouvoir sur mes semblables… et même, je m’en éloigne. Je ne veux pas me retrouver à la tête de cette meute que je sais devoir quitter.  D’ailleurs, je nous rêve tous égaux et capables de compassion. La loi du plus fort ne dicte pas mes actes.

Enfin, le moment tant attendu arrive. Elle m’appelle. Son esprit s’ouvre au mien. Nous nous ressemblons. Je sais où la trouver. Il y a un chemin entre son cœur et le mien. Une ligne droite tracée en lignes de feu. Je brûle d’impatience de la rencontrer. Adieu frères loups ! Adieu la forêt ! Attends-moi ma sœur d’âme : je suis presque là !

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