Nouvelles en vrac

Nouvelles, contes et autres textes courts…

La boîte (texte court)

Classé dans : texte court — 15 avril, 2010 @ 7:10

hpim3094.jpg Elle est sagement rangée sur l’étagère, gaie, colorée, comme l’étaient mes sentiments lorsque je l’ai placée là. C’est une grosse boîte métallique, une boîte à gâteaux que j’ai récupérée parce que je la trouvais jolie avec ses motifs fleuris. J’y avais déposé tes lettres, tes poèmes, tes photos… et même les babioles que tu m’avais offertes, comme ce minuscule « piège à rêves » que je portais en collier, tout contre ma poitrine pour l’amour de toi. C’était ma boîte à petits bonheurs, celle que j’ouvrais pour respirer ton parfum et relire tes mots encore et encore…
Je peine à présent à me souvenir de la joie qui montait en moi, juste en la regardant. Sans doute étais-je bêtement heureuse alors, de savoir qu’il y avait quelqu’un au loin qui pensait à moi et qui m’aimait. Je croyais si fort à ce moment-là à tes « je t’aime » et à tes « pour toujours »… Naïve, je m’imaginais que c’était vraiment pour la vie.
La vérité est venue sournoisement et encore n’est-elle pas venue d’un seul coup. J’ai dû te l’arracher bribe par bribe… Tu as bien voulu m’avouer que tu m’avais menti sur des détails, mais sur les choses importantes, tu es resté muet. J’ai donc cherché par moi-même, tremblant à l’idée de ce que je pourrais apprendre, mais refusant de rester plus longtemps dans l’ignorance.
J’ai su que tout, presque tout, n’était que mensonges. Je t’ai demandé des explications. Je me disais qu’en mettant les choses à plat, nous repartirions du bon pied. J’étais prête à oublier et à pardonner, mais tu as continué à mentir, plus que jamais, avec obstination. A la moindre question, tu devenais agressif et tu m’accusais de tous les maux… et j’étais encore assez stupide pour en éprouver de la culpabilité.
Mon bonheur en cette vie, c’est que je ne suis pas seule. Les miens m’ont ouvert les yeux sur ce que tu étais, ils m’ont obligée à admettre ce que je ne voulais pas voir : tu ne m’aimais pas. Tu aimais que je t’aime, que je te trouve des qualités, du charme, que je t’admire aussi… mais tes sentiments pour moi n’allaient pas au-delà. Tu te moquais bien de me voir souffrir, je crois même que tu y prenais un certain plaisir.
Il m’a fallu une bonne dose de courage pour mettre fin à notre relation, rester sourde à tes supplications, à ta colère, à tes menaces… le pire sans doute, a été ce moment où tu as recommencé à me parler d’amour. Sais-tu qu’alors, j’ai été à deux doigts de céder et de retomber dans la folie de cette passion mensongère ? Tu t’es découragé il me semble car je n’ai plus aucune nouvelle, peut-être même m’as-tu déjà remplacée. Je préfère ne pas savoir.
Aujourd’hui, il ne me reste de tout cela que la boîte qui me nargue sur son étagère. Il faudra que j’en jette le contenu et alors, je pourrai commencer à guérir de toi. Dix fois par jour, j’esquisse le geste pour soulever le couvercle, puis je renonce, épouvantée à l’idée de ce que je vais ressentir en sentant ton odeur pour la dernière fois, en effleurant le papier que tes doigts ont touché, puis en faisant disparaître les derniers morceaux de toi.
Bientôt je le ferai, je me le suis promis. Demain, peut-être…

Acrostiche sur le printemps (pour feuille de chou)

Classé dans : texte court — 14 avril, 2010 @ 10:57

.P our le moral de feuille de chou
.R ien ne vaut quelques mots sympas
.I nepties qui ne valent pas un sou
.N ul autre que moi pour écrire ça !
.T ant pis si ce n’est pas de la poésie
.E lle a aimé c’est déjà bien !
.M oi en tout cas ce que j’en dis,
.P as de repos pour les écrivains.
.S alut je file, mais pas au lit, j’écris mon texte pour demain !

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